Aujourd’hui, les tests de paternité sont souvent vus comme des preuves irréfutables de la filiation biologique d’un père. Mais pour Jonas Koudénoukpo, aussi connu sous le nom de Flê Woli, ce n’est pas le cas. Il propose une vision plus humaine et émotionnelle de la paternité. Selon lui, être père ne se limite pas à la génétique, mais se manifeste par l’amour et l’attention donnés à ses enfants. « La seule chose qu’un test de paternité négatif prouve est que votre partenaire est une menteuse, une manipulatrice et une femme qui n’est pas digne de confiance. C’est tout », affirme Flê Woli. Cette déclaration met en lumière les conséquences émotionnelles et sociales souvent négligées de ces tests. Pour lui, un test ADN ne doit pas modifier la relation entre un père et ses enfants. Il insiste sur le fait que la paternité dépasse la simple biologie : « Le plus important dans la vie d’un enfant n’est pas celui qui a fourni les cellules souches pour sa reproduction mais celui qui le couvre d’amour. » Critiquant les pères qui abandonnent leurs enfants après un test d’ADN, il les qualifie d’absurdes.
Par ailleurs, Flê Woli partage une expérience personnelle pour illustrer son point de vue : « J’ai lu la souffrance dans le visage de mon cousin quand le test d’ADN a révélé qu’il n’est pas le père de son garçon de 17 ans. » Cette histoire montre la douleur causée par de tels tests, non seulement pour les pères, mais aussi pour les enfants. Cependant, il rappelle que l’amour et le soutien familial peuvent surmonter ces épreuves : « Heureusement, ma tante a dit que ce n’est pas un papier de blanc qui va le séparer de son premier petit-fils. »
DES CONSÉQUENCES SOCIALES ET MORALES
Dans certains cas, les femmes peuvent choisir de donner les enfants d’autres hommes à leur mari pour des raisons complexes, comme « par amour, pour ne pas perdre le foyer car c’est l’homme qui est infertile. » Bien que moralement ambiguë, cette pratique est une réalité pour certaines familles et révèle les défis auxquels elles font face. Flê Woli appelle à une réflexion plus profonde et empathique. Il affirme que « Pour certaines personnes, un test d’ADN est révélateur de vérité. Mais c’est absolument faux. C’est une poudre de perlimpinpin. » Pour lui, la biologie ne doit pas être le seul critère qui définit un parent. Les années de responsabilités et de sacrifices créent des liens solides qui ne devraient pas être brisés par un simple test.
Flê Woli conclut avec une métaphore puissante : « Abandonner les enfants à cause d’un test, c’est renoncer aux trophées après le coup de sifflet final sous prétexte que l’arbitre n’avait pas sifflé un coup franc. »
✍️ Wilfried DJEHLI


