POUR CONTRÔLER LE DISCOURS PUBLIC ET ÉTOUFFER TOUTE OPPOSITION AU NIGER : Tiani rétablit les peines de prison pour injures commises par voix électroniques

Alfred ADJOMAGBOSSOU
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Au Niger, la junte du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) a rétabli les peines de prison pour diffamation et injures commises par des moyens de communication électronique. Une ordonnance signée le 7 juin 2024 par le général Abdourahamane Tiani, président du CNSP, prévoit une peine d’un à cinq ans d’emprisonnement pour tout individu reconnu coupable de tels délits.

Cette décision a été officialisée le 12 juin par le ministère de la Justice et a provoqué de vives réactions au sein de la société civile nigérienne. Des journalistes, juristes et activistes ont exprimé des inquiétudes face à ce qu’ils considèrent comme une menace à la liberté d’expression et de la presse. Ils dénoncent une possible utilisation de cette législation pour brider les voix discordantes et réprimer toute critique envers le pouvoir en place, instaurant ainsi un climat de peur et d’autocensure parmi les professionnels des médias.

Selon ces critiques, cette ordonnance met en péril le droit fondamental à une expression libre et indépendante, pierre angulaire de toute démocratie.

✍️ A. M. A.

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