La ville de Parakou est fortement arrosée. Depuis la soirée du lundi 28 septembre 2026, la cité des Kobourou vit au rythme d’une pluie forte et parfois fine et continue. Et comme à chaque saison pluvieuse, les mêmes inquiétudes refont surface.

En effet, le matin du mardi 29 septembre 2026, les usagers ont constaté que le pont de Madjatom présente des signes de fragilité. Point de convergence des eaux de ruissellement des quartiers riverains, l’ouvrage affiche un état préoccupant. Chaussée pavée fissurée, léger affaissement sur le côté, flaques d’eau stagnantes, et comme solution de fortune pour retenir les berges, un tronc de palmier posé le long de la voie, rendant la circulation difficile.
Pourtant, voitures, motos, tricycles, piétons et même le bétail continuent de l’emprunter, malgré le risque. Ce passage reste en effet le principal lien entre les populations des quartiers Titirou du 1er arrondissement et Banikanni du 2e arrondissement.
Une situation qui rappelle de mauvais souvenirs et qui amène à s’interroger : jusqu’à quand ce pont tiendra-t-il ? Les habitants de Banikanni Madjatom et surtout de Parakou prennent des risques après chaque pluie, surtout en cette période de rentrée scolaire. Pour de nombreux élèves, ce tronçon constitue le seul raccourci pour se rendre en classe.
Si la réhabilitation du pont a été annoncée depuis maintenant plusieurs mois, il urge que les autorités se penchent sur la situation afin de prévenir toute difficulté majeure et de sécuriser ce passage très fréquenté. Il faut accélérer la procédure pour éviter un nouveau drame sur ledit ouvrage de franchissement.
✍️ Amos Doctoro GBOYOU


