(Mais attention à un détail très important)
Plus de la moitié des conseillers communaux de la commune de Djidja ont boycotté la séance qui devait servir à la désignation du nouveau Maire suite à l’élection de l’ancien à l’assemblée nationale le mardi dernier. Seulement 04 conseillers sur les 25 ont répondu présent à la séance convoquée par la préfecture du Zou. Les 21 autres dont dix issus du parti Union Progressiste le Renouveau (UPR) et onze du Bloc Républicain désapprouvent le choix du parti et exigent des responsables du parti du Cheval Blanc Cabré de tenir compte de la volonté de la majorité et celle des populations de la commune de Djidja.
A la suite de ces événements, plusieurs réunions de crises ont été initiées pour tenter de faire prendre raison, les conseillers dissidents. Mais s’il n’y a toujours pas de consensus, le nouveau code électoral permet au parti politique majoritaire de communiquer son choix au Préfet qui sans le consentement des autres conseillers procédera à l’installation du Maire désigné.
Mais attention, l’installation by force peut détruire la quiétude et mettre un pied sur le système de freinage de la machine de développement de la commune. Car la loi donne désormais plein pouvoir au parti politique pour se faire respecter mais il faudra que le parti reste à l’écoute du peuple et de ses premiers militants au niveau local parce que le Maire qui sera désigné ne sera pas celui du parti mais de la commune et il devrait travailler en synergie avec ses collègues conseillers qui peuvent, si l’usage de la force est le dernier recours du parti, bloquer toutes les sessions jusqu’à obtenir satisfaction. Et de ce fait, le parti aurait mis en péril le développement de toute une commune. Alors attention !!!
✍️ Awali IDRISSOU (Stg)

