7 fois champion d’Afrique de boxe traverse aujourd’hui une situation décriée par plusieurs personnes. L’ancien boxeur professionnel a même lancé un appel au soutien afin de changer son statut actuel. Sur le sujet, le Président de la Fédération Béninoise de Boxe, Pierre Léonard HINVI a apporté des précisions sur Fraternité FM.
Extraits
»En réalité la presse béninoise m’impacte sur beaucoup de plans (…). Mais je dois pouvoir dire à ces amis journalistes, vos confrères qui ont la plume très facile, qui ne font pas d’investigations pour savoir comment orienter leurs plumes, comment éviter les déclarations négativement fertiles, qui pratiquement se jettent sur les sujets sans chercher à savoir, sans chercher à aller prendre l’avis peut-être du Président ou de l’un des membres du comité exécutif de la Fédération Béninoise de Boxe avant de se mettre à écrire…
Je crois que ce problème lié au boxeur, à priori, a deux volets : Le premier volet, c’est le plan social. Je suis d’accord que nous fassions jouer nos cœurs de manière à ce que ce boxeur puisse retrouver le droit de vivre, la tranquillité dans sa vie afin qu’il puisse nourrir ses enfants tel que j’ai aussi lu dans une presse… Voyez-vous, je crois que les choses ne se passent plus comme en son temps aujourd’hui, puisque mon comité exécutif et moi-même, depuis qu’ils ont accepté me mettre à la tête de cette fédération, nous sommes en pleine réforme. Vous allez constater avec moi, qu’il y a pas si longtemps, nous avions été en Assemblée Générale extraordinaire de toilettage des textes pour introduire dans nos textes, dans nos statuts et règlements intérieurs, la création de la Ligue de la boxe professionnelle, qui à son tour est entrain d’élaborer ses textes actuellement, de manière à savoir quelles dispositions prendre pour que nous ne vivions plus des situations pareilles.
Je voudrais inviter les uns et les autres à comprendre, surtout nos amis journalistes de la presse sportive, ce qu’on appelle un Boxeur professionnel…Celui qui a été champion d’Afrique, champion du monde à plusieurs reprises, est un Professionnel. Un boxeur professionnel, c’est un boxeur indépendant, un boxeur qui ne dépend plus de la fédération. C’est un Boxeur qui est dans ses affaires à lui même, entouré d’un entraîneur professionnel, d’un match maker, d’un promoteur, et à priori c’est son promoteur qui devient son « dispositif « . C’est le promoteur qui doit avoir les moyens de le loger, c’est le promoteur qui va faire de manière à ce que sa vie change, c’est le promoteur qui va se charger d’organiser des combats. Ça devient un business en réalité.
Journaliste: Comment se fait-il que ce business, à la fin de leur carrière ne puisse pas garantir un avenir radieux à ces sportifs tel qu’on le voit ailleurs avec les grands acteurs du monde de la Boxe au Bénin ?
» Oui c’est ce que nous sommes entrain de nous aventurier à corriger actuellement parce que, excusez-moi, il y avait eu quelques vides au niveau des textes de la Fédération. Ce que nous sommes en train de faire aujourd’hui, un boxeur professionnel doit avoir son statut, un boxeur néo-professionnel doit avoir son statut, un boxeur amateur doit avoir son statut, un match maker doit avoir son statut . Et ce qui se passe au niveau de cette discipline est que, tantôt le match maker peut devenir entraîneur d’un boxeur professionnel, tantôt il peut devenir le promoteur…C’est un fourre-tout et il faut plus permettre à ce qu’un match maker saute les murs pour devenir entraîneur, saute un autre mur pour devenir promoteur. Actuellement nous sommes en train de faire en sorte qu’il y ait désormais une convention qui lie la Ligue à la fédération, de manière à ce que tous les problèmes des boxeurs professionnels soient gérés par cette ligue sous la supervision de la Fédération Béninoise de Boxe (…)
Qui est boxeur professionnel ? Qui est match maker ? Qui est promoteur et quels seraient ses atouts ? Parceque vous constatez aujourd’hui que tout le monde se lève et se font nommer promoteurs alors qu’eux-mêmes même ne se suffisent pas. Un promoteur doit se suffir, un promoteur doit avoir les moyens de veiller sur un boxeur professionnel dans sa totalité. Malheureusement ce qui se passe, c’est qu’on va même au-delà des frontières sans autorisation. Que la fédération n’autorise ces sorties sinon on vendange la vie de nos boxeurs aujourd’hui. Des boxeurs amateurs sont présentés au-delà de nos frontières comme des professionnels tout simplement parce qu’ils y a des promoteurs qui en profitent, des gens qui prennent beaucoup de sous mais qui ne donnent que des résidus aux athlètes mêmes qui reçoivent des coups dans le visage.
Nous allons mettre un terme à tout ça bientôt. Le ministre des sports Oswald Homeky nous a indiqué la voie à suivre. Il nous a demandé d’assainir le milieu et c’est ce que nous sommes en train de faire. »
Transcription: Roméo Aklozo & Gérald Dossou

