Nouveau rebondissement dans le dossier judiciaire de Kemi Seba en Afrique du Sud. L’activiste panafricaniste béninois a comparu ce mercredi 29 avril 2026 devant le tribunal régional de Pretoria. À l’issue de l’audience, la juridiction a décidé de le maintenir en détention provisoire et de renvoyer l’examen de son dossier au 11 mai prochain.
Arrêté le 13 avril à Pretoria avec son fils et un ressortissant sud-africain, Kemi Seba est poursuivi pour « séjour illégal » et « infraction aux lois sur l’immigration ». Il est accusé d’avoir tenté de franchir clandestinement la frontière vers le Zimbabwe via le fleuve Limpopo.
Ce 29 avril, la défense a plaidé la mise en liberté sous caution. La procureure s’y est fermement opposée, estimant que les conditions légales n’étaient pas réunies. Le tribunal a suivi le ministère public. Au cœur des débats : le passeport diplomatique nigérien présenté par Kemi Seba. La cour a jugé le document insuffisant, faute d’accréditation préalable auprès des autorités sud-africaines ou d’ordre de mission reconnu. Il n’a donc pas été retenu pour justifier une remise en liberté.
La procureure a aussi évoqué des éléments d’enquête qualifiant l’activiste de « personne très dangereuse », avec des soupçons liés à la planification d’attaques qualifiées de terroristes. Ces éléments restent à ce stade non confirmés par une décision judiciaire.
L’audience du 11 mai 2026 s’annonce décisive. Le tribunal devra se prononcer sur la demande de liberté sous caution et potentiellement sur la procédure d’extradition vers le Bénin. D’ici là, Kemi Seba, son fils et leur coaccusé sud-africain François van der Merwe restent en détention provisoire.
✍️ A. M. A.


