SCANDALE SEXUEL À RÉPÉTITION EN MILIEU SCOLAIRE AU BÉNIN : L’éducation familiale a-t-elle définitivement échoué ?

Alfred ADJOMAGBOSSOU
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Au Bénin, depuis maintenant une décennie, il ne se passe une année scolaire sans que la dignité humaine (le sexe) ne soit exposée à la place publique par les apprenants. En lieu et place de leurs cahiers, les apprenants développent plus d’intérêt pour les pratiques pornographiques. Du complexe scolaire Clé de la réussite au Ceg Guèma passant par le complexe scolaire protestant, les Ceg Dowa et Titirou pour ne citer que ces quelques établissements où le fait est encore frais dans nos mémoires, on comprends clairement que dans le système éducatif (la maison, la rue et l’école), il y a eu légèreté à un niveau donné dans un moment où l’accès à l’intérêt est plus facilité dans le monde entier.

LE RÔLE PRÉPONDÉRANT DES PARENTS

L’éducation familiale socle de bonne conduite de l’apprenant dans la rue et à l’école est passée où ? Les parents sont plus occupés à chercher de l’argent au point où ils ont oublié ce côté de leur rôle ? Voilà autant de questions que nous nous sommes posés sur la situation afin de comprendre ce qui n’a pas marché. Certes au Bénin et partout d’ailleurs dans le monde entier, la vie est chère et il faut beaucoup se battre pour subvenir aux besoins fondamentaux. Mais cela ne peut faire perdre de vue, le rôle du père et de la mère dans les enseignements de base dont à besoin l’enfant pour mieux se comporter en société. « On ne fait pas si on ne fait pas ça » «Ne salir pas l’honneur de notre famille à travers des actes » «Le sexe de la femme est sacré et il ne faut pas le donner à n’importe qui. Réserve toi pour avoir le respect de ton futur mari et de ta belle famille au moment de ton mariage.» «Quand un homme touche tes parties intimes vient me dire. Le sexe n’est pas de la tomate donc jamais tu ne dois te faire filmer nue ». Ces propos de nos parents qui jadis constituaient des avertissements pour nos sœurs n’ont plus de place dans l’éducation familiale aujourd’hui. Du coup déjà au primaire, les mineurs se disputent même pour des histoires de copain-copine. Et cela montre clairement là où tout est tombé très bas. Mieux, l’usage du téléphone portable et l’accès des enfants à l’internet doivent être encore repensé par les parents dans la chambre de qui le portable passe plus de temps. Mais si les parents doivent revoir encore leur rôle, le gouvernement aussi à sa part de responsabilité.

RÔLE DE L’ÉTAT DANS LA GESTION DE CETTE SITUATION

Si la situation perdure et que les apprenants sont plus accrocs au sexe, c’est en partie à cause de la légèreté avec laquelle, les scènes d’ébats sexuels en milieu scolaire se gère. Si les auteurs de ces sextapes (acteur au premier degré, diffuseur de la vidéo) tous sont sévèrement sanctionnés, cela diminuera l’intérêt des enfants et surtout des apprenants à cette pratique. La gestion minimale de la situation accroît la pratique et chaque année, comme des champions, les scènes d’ébats sexuels poussent et se laissent dévisager par le public à travers les réseaux sociaux. Il faudra repenser la sanction pour ces cas afin de montrer aux autres ce qui les attend au cas où eux aussi s’adonnaient à cette pratique. Pour que chaque enfant qu’on enseigne ne soit pas un pornographe de plus pour la société, il faut changer de fusil d’épaule dans la prévention et la gestion des cas d’ébats sexuels en milieu scolaire.

 

✍️ A. M. A

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