SANS SOLUTION SOUS LES MAIRES TOKO ET ZIMÉ CHABI : Quel sort réserve Zul-Kifly Zakarie au pont de Banikanni Madjatom ?

Alfred ADJOMAGBOSSOU
3 min de lecture

Le pont de Banikanni Madjatom est de nouveau au centre des inquiétudes à Parakou. Cette infrastructure étroite et surchargée, qui relie le 1er au 2e arrondissement en passant par Titirou et Banikanni, reste un point noir à chaque saison des pluies. Et pour cause : elle continue d’emporter des vies sans que de solution durable ne soit trouvée.

Le drame est encore frais dans les mémoires. Sous le mandat du maire Charles Toko, un étudiant en 7e année de médecine a été emporté par les eaux en crue. La nouvelle avait plongé toute la communauté universitaire dans le deuil. L’événement avait remis en lumière l’état de dégradation avancée du pont et l’absence de dispositif de sécurité adapté.

À sa prise de fonction, son successeur Inoussa Zimé Chabi avait promis d’agir vite. Son plan : installer des fers des deux côtés du pont pendant l’hivernage pour empêcher le courant trop fort d’emporter les usagers. Une mesure d’urgence qui n’a pu être exécutée mais remplacée par un projet de réhabilitation en bonne et due forme. Les études de terrain ont été faites, les formalités administratives également et la maquette qui annonce les travaux a été installée au niveau du pont du cimetière.

Le pont de Banikanni Madjatom occupe pourtant une position stratégique. C’est l’un des rares points de passage qui désenclave les quartiers Titirou et Banikanni et facilite la mobilité entre les deux arrondissements les plus peuplés de Parakou. Son étroitesse et son état dégradé en font un goulot d’étranglement quotidien, aggravé par la pression de l’eau en saison pluvieuse. À chaque pluie, étudiants, élèves, commerçants et riverains reprennent le même risque pour traverser.

Aujourd’hui, l’espoir change de camp. Élu jeune maire de Parakou, Zul-Kifly Zakarie hérite d’un dossier brûlant et politiquement sensible. Les riverains se demandent s’il saura avancer le dossier pour le démarrage effectif des travaux afin de sécuriser définitivement ce passage vital. Les usagers ne réclament plus des promesses, mais des actes visibles avant la prochaine montée des eaux. Le jeune Maire saura transformer l’urgence sociale en priorité budgétaire et administrative.

✍️ Amos Doctoro GBOYOU

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