PARAKOU / LUTTE MUSCLÉE » CONTRE LA DIVAGATION DES ANIMAUX : Quelques semaines après, le phénomène persiste 

Alfred ADJOMAGBOSSOU
2 min de lecture

(Mais qu’est-ce qui n’a pas marché ?)

Le 22 juin 2026, la mairie de Parakou annonçait une « lutte musclée » contre la divagation des animaux. Quelques semaines plus tard, le constat sur le terrain est amer : rien n’a changé.

Dans une note officielle, le maire Zul-Kifly Zakarie a interdit la divagation des animaux sur les voies publiques de la commune. L’objectif est de renforcer la sécurité routière, protéger les biens des populations et préserver l’hygiène publique. La mairie a été claire. Tout animal errant sera conduit à la fourrière communale. Pour le récupérer, les propriétaires devront payer :

– 10 000 FCFA par tête pour les ovins, caprins, porcins et assimilés

– 50 000 FCFA pour un bœuf

À travers cette décision, l’autorité communale « prend les taureaux par les cornes » pour régulariser la circulation dans la 3è ville à statut particulier. Une fermeté qui rappelle aux Parakois l’époque du maire Charles Toko, réputé pour sa rigueur sur cette question. Mais depuis l’annonce, aucun changement visible. Bœufs, chèvres, moutons, porcs et même chiens circulent toujours librement sur les voies. Ils se mélangent aux véhicules, motos et piétons. Rappeler « l’époque Charles Toko », c’est bien. Mais Charles Toko faisait aussi descendre ses agents à 5h du matin. Aujourd’hui, on a l’impression que le maire Zul-Kifly Zakarie n’est pas encore prêt à assumer l’impopularité de la mesure. Taper sur les éleveurs et propriétaires, c’est se faire des ennemis. Les accidents liés aux animaux errants continuent de faire des dégâts. Jardins saccagés, plantations détruites, usagers blessés… Le danger est toujours là. L’intention de la mairie est saluée par plusieurs habitants, fatigués des dégâts causés. Mais ils s’interrogent sur ce qui bloque exactement la mise en œuvre de cette décision.

Pour l’instant, l’arrêté municipal reste lettre morte. Les Parakois attendent donc de voir si le maire Zul-Kifly Zakarie ira au bout de sa démarche, comme l’avait fait son prédécesseur Charles Toko. En attendant, prudence sur les routes de Parakou.

✍️ Amos Doctoro GBOYOU

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