Entre le Mali et le Niger, c’est de l’eau dans les flammes d’un incendie. Au lieu de s’éteindre, les flammes des tensions diplomatiques entre ces deux pays prennent une autre dimension. Ainsi, à travers une note de service, le gouvernement nigérien vient d’interdire le transit de produits pétroliers par son territoire en direction de Bamako.
Selon le communiqué, seuls les produits pétroliers commandés pour la MINUSMA pourront transiter par le Niger pour le Mali. « J’ai l’honneur de porter à votre connaissance de la suspension des autorisations de transit de produits pétroliers sur le Mali non destinés à la MINUSMA accordées aux usagers », a précisé Harouna Abdallah, directeur général des douanes du Niger. À l’en croire dans sa note, l’utilisation des autorisations déjà délivrées pour accomplir les formalités de transit des produits pétroliers non destinés à la MINUSMA est suspendue.
Par ailleurs, ces décisions de la République du Niger de mettre une barrière de transit de produits pétroliers entre son pays et son voisin, le Mali, tiennent sa source de deux raisons. La première fait suite au discours du premier ministre par intérim du Mali, le Colonel Abdoulaye Maïga à la tribune de l’ONU, le samedi 24 septembre 2022. Le responsable du gouvernement malien avait humilié le président nigérien en remettant en cause son identité, rapporte les médias. « La seconde raison relève de l’identité de M. Bazoum, l’étranger qui se réclame du Niger. Nous savons que le peuple nigérien frère du Mali, se distingue par des valeurs sociétales, culturelles et religieuses très riches. M. Bazoum n’est pas un Nigérien, son comportement nous consolide totalement dans notre constat », peut-on lire sur la note circulaire.
H. Rodrigue ANAGO

