ÉLECTIONS MUNICIPALES ET LÉGISLATIVES DE 2026 AU BÉNIN : Des erreurs à éviter dans le choix des candidats

Alfred ADJOMAGBOSSOU
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En 2026, le Bénin organisera pour la première fois les élections communales, municipales, législatives, et présidentielles. Au niveau des élections communales, les partis politiques sont souvent confrontés à deux phénomènes. Il s’agit du favoritisme et des « m’as-tu vu des dernières heures » (les candidats fantômes), qui n’apparaissent que lorsque les élections approchent. Ces pratiques influencent habituellement le choix des candidats et conduisent les partis à des sous-performance.

Les dirigeants des partis politiques influencent les choix en faveur de leurs protégés, qui parfois ne sont même pas visibles dans les débats politiques, les actions sociales, ou en contact avec la population. Avec seulement deux ou trois activités organisées au dernier moment pour appuyer leur candidature, ces personnes sont proposées pour conduire des listes ou pour occuper des postes importants au détriment de certains leaders qui, depuis des années, ont investi leur richesse financière, physique et émotionnelle pour animer la vie politique et les actions sociales, donnant ainsi plus de crédibilité à leur parti dans leur localité.

Les partis politiques doivent désormais comprendre, grâce aux efforts de transparence et d’innovation du gouvernement Talon, que les citoyens, qui jusqu’à présent ne comprenaient pas toujours les décisions prises, ont maintenant eu suffisamment de temps pour comprendre les enjeux et ne soutiennent que les personnes qu’ils voient s’engager activement, tant dans les bons moments que dans les mauvais. Une prise de conscience occasionnée par l’envie pour ces populations à la base, de décider désormais elles-mêmes de ce qui les représentera aux lieux où les décisions sont prises. Le parti qui veut atteindre ses objectifs doit se départir des images montées de toute pièce, des discours mielleux et prendre en considération la réalité du terrain dans ses choix de candidats afin d’éviter de creuser sa propre tombe.

Siéger déjà dans la mandature en cours n’est pas une main levée pour le député. En 03 années, l’élu parlementaire doit présenter un livre de ses actions au profit du peuple et qui méritent qu’il soit repositionné pour représenter ces peuples. Le député qui se limite au vote à l’Assemblée et qui ne visite sa base que comme les deux saisons de la partie septentrionale du Bénin (saisons sèche et pluvieuse), soit une fois l’an, doit savoir que le peuple a besoin d’un autre son de cloche. Et les partis doivent tenir compte de ces détails dans les positionnements pour éviter le cataclysme politique qui les enverra au fin fond de la scène politique locale et nationale.

Au niveau communal, il ne s’agira pas d’aller présenter le bilan du Président Patrice Talon, mais il est question de se présenter et de présenter aux citoyens ce qu’ils peuvent gagner concrètement en misant sur les candidats qui seront choisis.

✍️ A. M. A.

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