Les publicités sur les réseaux sociaux, notamment TikTok, Facebook et WhatsApp, sont remplies de méthodes traditionnelles d’avortement, présentées comme la solution la plus rapide et accessible. Cependant, ces méthodes peuvent être dangereuses et inefficaces, entraînant de graves complications pour la santé des femmes, en particulier les jeunes filles prises dans un sentiment de laisser-aller. De nos jours, rares sont les filles qui exigent des préservatifs avant d’avoir des relations sexuelles. De plus, beaucoup ne prennent plus la peine de calculer leur cycle menstruel, car en cas de grossesse, des solutions toutes faites sont à portée de main.
Le Bénin est confronté à un taux élevé de mortalité liée à l’avortement, nécessitant des mesures préventives urgentes. En effet, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Bénin enregistre plus de 200 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes chaque année, principalement dus aux avortements clandestins et non sécurisés. Afin de réduire la diffusion de ces contenus proposant des solutions miracles, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a interdit aux médias de diffuser de tels contenus. Cette mesure devrait être étendue aux publications sur les réseaux sociaux tels que TikTok, Facebook et WhatsApp, où la promotion de l’avortement est devenue monnaie courante.
La régulation des publications de solutions traditionnelles d’avortement sur les réseaux sociaux est un enjeu crucial de santé au Bénin. Il est essentiel de prendre des mesures pour résoudre ce problème afin de protéger les femmes.
✍️ Fousseni BATAKPEI (Stg)


