(Une sagesse que d’autres dirigeants africains devraient s’approprier)
Contre toute attente, le Président Sénégal Son Excellence Macky Sall a décidé de ne pas se présenter pour un second quinquennat même si la constitution en vigueur l’autorise. Face au peuple sénégalais en soirée du lundi 03 Juillet 2023, le Président Macky Sall a informé ses soutiens de sa décision de se retirer de la gestion du pays à la fin de son mandat. Une décision certainement inattendue pour l’opposition qui a déjà avant son discours appelé les citoyens à manifester. « Depuis la révision de constitution en 2019, le débat juridique a été tranché par la décision du conseil constitutionnel. Je sais que ma décision de ne pas me présenter à l’élection de février 2024 surprendra mes soutiens et alliés. Je pense fidéliser la confiance et la solidarité nationale. Elle surprendra également ceux et celles qui souhaitent me voir diriger encore la constitution. Mais le Sénégal dépasse ma personne et remplit de leaders capables de pousser le pays vers l’émergence » a déclaré le président sénégalais au sujet des appels à un troisième mandat.
Cependant, le dirigeant sénégalais tient à la consolidation de la paix pour un Sénégal prospère. C’est pourquoi il a invité la classe politique à oeuvrer pour la paix et la jeunesse à s’éloigner des personnes qui font de la violence, le principal arbitre de règlement des différends. « Je veux un Sénégal de justice et d’égalité, un Sénégal qui se réconcilie avec ses valeurs de concertation, des valeurs qui ont traversé des temps et construit son histoire. Aujourd’hui, je voulais interpeler la classe politique sans distinction aucune, notre pays nous demande de regarder ensemble vers l’avenir afin que nous soyons des bâtisseurs du Sénégal de demain. Consolidons les forces de la reconstruction, abandonnons les postures populistes et extrémistes qui tentent de transformer le pays en un désert. Depuis 60ans nous nous battons pour construire un Sénégal selon nos valeurs de paix et de solidarité. Des jalons ont été posés par mes prédécesseurs et nous devons continuer à oeuvrer dans ce sens et éloigner du radicalisme qui veut faire de la violence, le principal arbitre de nos différends. Nous pouvons être des adversaires mais jamais des ennemis.» affirme le Président Sénégal au sujet des nombreux appels à manifestation de l’opposition depuis la condamnation de Sonko.
Cette décision du dirigeant sénégalais doit faire école dans les autres pays de l’Afrique où le sujet du troisième mandat fait couler des ancres et salives. La paix et l’intérêt général doivent rester là boussole pour les leaders venus au pouvoir par le souhait du peuple attaché au respect de sa constitution.
✍️ A. M. A

