Au lendemain de l’élection présidentielle du 12 octobre au Cameroun, la situation politique se tend dans le pays. Issa Tchiroma Bakary, candidat du Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC), a créé la surprise en revendiquant sa victoire et en appelant ses partisans à descendre dans la rue.
Ce dimanche, le candidat du FSNC a lancé un appel à une « marche pacifique » pour contester les résultats officiels de l’élection présidentielle. Cet appel a rapidement trouvé un écho favorable auprès de ses sympathisants, mobilisant des centaines de personnes à travers le pays. Les manifestants, répondant à l’appel de leur candidat, sont descendus dans les rues pour exprimer leur soutien à Tchiroma Bakary et contester ce qu’ils considèrent comme une injustice électorale. Face à cette mobilisation populaire, les autorités camerounaises ont rapidement réagi. Les forces de l’ordre ont été déployées pour disperser les manifestants, n’hésitant pas à utiliser des gaz lacrymogènes contre la foule. Cette réponse musclée témoigne de la volonté du gouvernement de ne tolérer aucune contestation des résultats électoraux.Le ministre de l’Intérieur, Paul Atanga Nji, a adopté une position particulièrement ferme face à ces événements. Il a qualifié ces rassemblements de manifestations « illégales » et n’a pas hésité à menacer de prendre des mesures sévères contre leurs instigateurs. Cette déclaration du ministre de l’Intérieur illustre la détermination du gouvernement à maintenir l’ordre public et à empêcher toute escalade de la contestation post-électorale.
Ces événements révèlent les tensions profondes qui traversent la société camerounaise après cette élection présidentielle. La revendication de victoire par le candidat du FSNC et la mobilisation de ses partisans d’un côté, face à la répression gouvernementale de l’autre, créent une situation explosive qui pourrait avoir des conséquences importantes pour la stabilité du pays.
✍️ Amos Doctoro GBOYOU (Stg)


