DÉPART DU MALI, DU FASO ET DU NIGER DE LA CEDEAO : Le sommet d’Abuja prend finalement acte

Alfred ADJOMAGBOSSOU
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Lors du sommet de la CEDEAO à Abuja, le 15 décembre 2024, les chefs d’État ont officialisé la décision de retirer le Mali, le Burkina Faso et le Niger de l’organisation régionale. Cette annonce marque un tournant dans la politique de l’Afrique de l’Ouest, ces trois pays sahéliens ayant été suspendus à cause de leurs transitions politiques. À partir du 29 janvier 2025, une période de transition de six mois débutera, offrant une dernière chance de rétracter cette décision avant un retrait définitif fixé au 30 juillet 2025.

La Conférence des chefs d’État a acté ce retrait en conformité avec l’article 91 du Traité révisé de la CEDEAO. Ce processus implique la gestion de la situation administrative des pays concernés, notamment le statut des agents contractuels originaires de ces nations et le transfert des agences communautaires situées sur leur territoire. Le président de la Commission de la CEDEAO, Omar Alieu Touray, a été mandaté pour coordonner cette sortie, un travail complexe qui nécessite de naviguer entre les impératifs diplomatiques et logistiques.

Malgré cette décision ferme, la CEDEAO reste ouverte à la médiation. Le Sénégal et le Togo ont proposé de maintenir le dialogue avec les autorités des trois pays concernés, espérant une résolution pacifique. Toutefois, les discussions ont révélé un ton résolu de la part de la CEDEAO, qui entend préserver ses principes fondamentaux. Le président en exercice, Bola Ahmed Tinubu, a souligné l’importance de l’unité au sein de l’organisation, tout en rendant hommage au rôle joué par Nana Akufo-Addo, le président sortant du Ghana, dans la défense de la démocratie en Afrique de l’Ouest.

✍️ Borel AWANOU

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