Le Bénin fait face à une pression humanitaire grandissante. Selon les derniers chiffres du HCR arrêtés à fin juin 2026, le pays compte 85 249 personnes déplacées de force. Parmi elles, 8 400 nouveaux arrivés ont été enregistrés au cours du seul premier semestre 2026, témoignant de l’aggravation de l’insécurité dans la sous-région.
Les départements de l’Alibori et de l’Atacora portent le poids de cet afflux. Ils concentrent 9 réfugiés sur 10, venus majoritairement du Burkina Faso voisin. Fuyant les attaques jihadistes récurrentes au Sahel central, ces populations cherchent refuge dans les communes frontalières béninoises déjà confrontées à des défis sécuritaires et de développement.
Face à cette situation, les autorités et les partenaires humanitaires sont appelés à renforcer les mécanismes d’accueil et d’assistance. Au-delà de l’urgence, la question de l’intégration et de la résilience des communautés hôtes se pose avec acuité. Le nord du Bénin devient ainsi le premier front d’une crise sahélienne qui ne cesse de se rapprocher.
✍️ Jean Cossi ONIBOUKOU (Stg)


