Les forces de l’ordre sénégalaises ont mis fin abruptement, dimanche 28 mai, à la marche de l’opposant Ousmane Sonko à travers le pays en l’interpellant dans le Sud et en le ramenant de force à Dakar, ont indiqué les autorités. Le ministre de l’intérieur, Antoine Diome, a invoqué les heurts entre partisans de M. Sonko et forces de l’ordre qui ont accompagné, depuis vendredi, le retour de l’opposant à Dakar en convoi par la route et dans lesquels un homme a été tué. « Il y a eu mort d’homme à Kolda, est-ce que l’Etat va rester les bras croisés ? (…) La réponse ne peut être que négative », a déclaré le ministre à la télévision publique.
Il a fait valoir que M. Sonko aurait dû faire une demande d’autorisation préalable avant d’organiser ce qu’il a appelé une « caravane de la liberté ». « On a pu de ce fait encadrer le leader du parti Pastef, M. Sonko jusqu’à son domicile [à Dakar], où il a été déposé », a-t-il dit.
Une source proche des autorités a précisé qu’Ousmane Sonko avait été interpellé près de Koungheul par les gendarmes et ramené par ces derniers vers la capitale. Le ministre de l’intérieur a rapporté que des armes avaient été trouvées dans le véhicule transportant M. Sonko. Une chose qui compliquera davantage la situation de l’opposant déjà accusé de viol et de diffamation. La marche sur Dakar est-elle vraisemblablement un plan de suicide ou la mort du jeune Sonko en politique ? On attend de voir ce qui suivra son arrestation.
✍️ A. M. A

