La Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) a débuté le jeudi 3 juillet 2025, les débats dans une affaire de trafic illicite de tenues militaires. Huit soldats de grades différents sont accusés d’avoir participé à la commercialisation de ces tenues en dehors des circuits officiels.
Le sergent Boco, considéré comme un acteur central du réseau, a avoué avoir vendu des tenues militaires obtenues directement auprès des magasiniers, ceux-ci ayant approuvé ces transactions moyennant une commission. Un autre sergent, ayant été le premier à se lancer dans ce commerce parallèle, affirme n’avoir fait qu’intercéder pour des collègues mécontents de la qualité ou de la disponibilité des treillis officiels, qu’il considère comme un besoin réel au sein des rangs.
Un caporal a justifié l’achat d’une tenue militaire pour son frère gendarme au Niger, révélant le prix de vente de 8 000 FCFA par tenue, et citant les noms de militaires présumés impliqués, dont Yves et Dovoedo, l’un des vendeurs présumés.
Le soldat Tairou, identifié comme le principal receleur, a admis avoir reçu et revendu plusieurs tenues à un gendarme nigérien. Enfin, un ancien agent de la Société de transport maritime (STM) a confessé avoir transporté divers colis sans savoir qu’ils contenaient des effets militaires.
Face à la gravité des accusations et à la complexité des implications internes, la CRIET a reporté l’audience au 31 juillet prochain pour poursuite des débats.
✍️ A. M. A.


