La problématique de la gestion des déchets ménagers est récurrente dans nos villes et campagnes. À Parakou, la multiplication des dépôts sauvages est devenue un phénomène préoccupant. Les déchets s’accumulent en plein air, obstruant les voies publiques, s’entassant le long des cours d’eau et envahissant les zones résidentielles. Kpérou-Guerra est particulièrement touché, car les organismes en charge de la collecte des déchets ne semblent pas remplir leurs responsabilités. Un dépotoir sauvage empoisonne littéralement la vie des habitants de ce quartier, devenu le lieu de déversement privilégié pour toute la population de Parakou.
Les conséquences sont désastreuses, avec une multitude de maladies qui guettent les riverains de ce quartier. Durant la saison des pluies, enfants et adultes sont exposés à des maladies hydriques et diarrhéiques, dont le choléra, ainsi qu’à des infections gastro-intestinales et urinaires, sans oublier le paludisme. En saison sèche, les émanations de gaz à effet de serre émanant de ces dépotoirs sauvages polluent l’environnement et rendent la respiration difficile au sein des habitations.
Face à cette situation alarmante, la population se voit contrainte de lutter contre les acteurs informels et les pratiques illégales liées à la gestion des déchets, tout en cherchant à souscrire aux services de collecte, dans le but de réduire les impacts négatifs. La municipalité, seule, ne peut garantir un service de qualité pour l’ensemble des citadins. Les systèmes actuellement en place sont souvent illégaux, ne respectant pas les normes de protection environnementale, ne limitant pas les risques sanitaires et ne tenant pas compte des facteurs sociaux.
Il est donc impératif que les organismes de collecte des déchets revoient leurs tarifs, de manière à permettre à la population de souscrire à leurs services et ainsi réduire les risques environnementaux et sanitaires encourus.
✍️ Gwladys Odile YAROU


