Intimement liée à la personne du président YAYI BONI, la construction de ce joyau aurait coûté au contribuable béninois plus de 40 milliards de nos francs et se dresse majestueusement sur des hectares dont le dédommagement des propriétaires terriens a fait objet de rudes conciliabules, je m’en souviens. On se souviendra encore de la visite de ce dernier sur les lieux après le transfert du pouvoir à son successeur et la réaction malencontreuse du ministre HEHOMEY qui s’en est suivie avec en toile de fond la prise du scanner au profit de l’aéroport Cardinal GANTIN de Cotonou. Plusieurs voix se sont élevées pour attirer l’attention des autorités à divers niveaux sur la nécessité de ne pas laisser tomber cette grande réalisation du régime défunt.
Dans un premier temps il a été servi aux populations que ce sont des formalités administratives non faites qui freinent l’ouverture de l’aéroport de Tourou. Ensuite, dans un second temps j’ai entendu dire que la piste d’atterrissage avait besoin de faire sa toilette pour être aux normes. Des autorités de la ville et pas des moindres ont même donné un délai de quelques mois pour voir fonctionner normalement cette infrastructure et ont même promis aux pèlerins de la cité des Kobourou d’embarquer depuis ici pour Djédah via Cotonou.
Des années après, rien n’y fit et je suis en droit de me demander si on n’a pas des raisons de douter même si le doute est un hommage rendu à l’espoir. Le matériel qui y est installé depuis bientôt 8 ans est-il encore en bon état ? Pourquoi ça ne préoccupe apparemment pas nos autorités actuelles ? Il me semble qu’il urge qu’on les interpelle en cette veille d’élections où les langues se délient totalement. Il faut absolument faire quelque chose pour débloquer cette situation et faire profiter aux populations du septentrion en particulier et du Bénin en général les avantages subséquents…..
Richard OKE


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