Si Patrice Talon se bat pour assainir le paysage politique béninois, les leaders qui l’entourent eux aussi se battent pour ne pas s’enterrer de si tôt. C’est le cas par exemple de l’Union Démocratique pour un Bénin Nouveau (Udbn) de Claudine Prudencio Affiavi. Après les nombreux échecs aux différentes élections depuis sa création, la fusion échouée avec le Bloc Républicain, le parti hérité du feu Patriarche Émile Derlin Zinsou continue l’aventure la tête dans les jambes. Le samedi 16 décembre 2023 à Cotonou, sa présidente et ce qui reste de son parti ont tenu un congrès dit de reconquête et l’une des grandes décisions était le changement de nom de son Club politique. Désormais, le parti du Maïs devient Renaissance Nationale (RN). Mais pour quelle finalité ?
Une renaissance par définition ne signifie t-elle pas «déjà naître de nouveau et renaissance n’est-elle pas de la redondance ?». Le véritable problème tel au niveau des Écureuils devenus Guépards, demeure la qualité de la ressource humaine à la disposition du parti. D’une circonscription électorale à une autre, les têtes de pont du parti sont moins connues. Mieux, en politique, il leur manque le gestuel, l’éloquence, l’audace et surtout le verbe pour mettre les électeurs dans la sauce. À l’instar de ces personnes, la Présidente aussi est plus connue au Sud que dans le Nord alors qu’elle dirige un parti nationaliste et qui a besoin de point dans toutes les circonscriptions électorales du Bénin.
Mais tout comme dans le sport, au lieu d’une conquête de véritable animal politique par circonscription électorale pour conduire les missions du parti, au lieu de forte adhésion, c’est le nom qui a été la préoccupation essentielle. Les leaders du parti continuent par jouer aux érudits en inventant les roues ans jamais penser aux routes sur lesquelles celles-ci vont rouler. Pour que le parti avant 2026 ne se retrouve pas encore au milieu d’un autre et que les vagues de démission ne surgissent, il faudra travailler sur la qualité de la ressource humaine pour de véritable résultats. Sinon, autant investir dans les projets agricoles que de continuer par mettre des milliards dans la politique sans résultat.
En tout cas de la politruck au polifric au Bénin, vive l’improvisation et l’amateurisme…..
✍️ A. M. A


