Coup de théâtre à Dakar. Le Conseil constitutionnel du Sénégal a prononcé l’annulation pure et simple de la procédure de révision constitutionnelle portant sur la loi n°18/2026 votée par l’Assemblée nationale le 29 juin 2026. Saisis en urgence par le Président Bassirou Diomaye Faye, les « sages » ont estimé que la procédure adoptée par les députés était entachée d’irrégularités. Cette décision met un coup d’arrêt définitif au texte parlementaire et constitue une victoire juridique majeure pour le pouvoir exécutif.
L’affaire remonte au lundi 6 juillet 2026. Maître Cheikh Ahmadou Ndiaye, avocat à la Cour, s’est présenté au greffe du Conseil au nom du Chef de l’État pour déposer un recours en inconstitutionnalité. L’exécutif dénonçait une « violation de la procédure de Révision constitutionnelle » et demandait un examen en urgence sous 8 jours. Enregistrée sous le numéro 6/C/26 par le Chef du Greffe Maître El Hadji Macky Barro, la requête s’appuyait sur des preuves accablantes : courriers de transmission, rapports d’amendements, procès-verbaux d’huissiers, et clés USB contenant l’intégralité des enregistrements audio et vidéo de la séance plénière du 29 juin 2026.
En annulant la procédure ce jour, le Conseil constitutionnel a validé l’intégralité des griefs soulevés par la Présidence. Cette décision relance le débat sur le respect strict des règles constitutionnelles au Sénégal et met fin, pour l’heure, au bras de fer institutionnel entre l’Assemblée nationale et le pouvoir exécutif sur cette loi. Le Président Faye obtient ainsi gain de cause sur un dossier qu’il jugeait crucial pour l’équilibre des institutions.
✍️ Amos GBOYOU


