CRIET / SANS AVOCAT POUR LEUR DÉFENSE : Olivier Boko et Oswald Homeky refusent de témoigner

Alfred ADJOMAGBOSSOU
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Le procès d’Olivier Boko, Oswald Homéky et de leurs co-prévenus, accusés d’atteinte à la sûreté de l’État, a connu un rebondissement ce mardi à la CRIET. En raison de l’absence d’avocats, les principaux accusés ont décidé de garder le silence devant la présidente de la Cour, entraînant un nouveau report de l’audience.

Depuis le départ de leurs avocats, plusieurs suspensions ont eu lieu pour leur permettre de trouver de nouveaux conseils. Malgré un délai de cinq jours accordé, aucun avocat n’a été désigné pour les représenter, suscitant l’accusation du procureur spécial d’une « stratégie délibérée » visant à retarder le processus judiciaire.

Le procureur a souligné deux points clés : les suspensions répétées de l’audience liées à la quête d’avocats, et l’absence totale de défense après le délai imparti. Il a affirmé que ces actions semblaient être une tentative des prévenus de bloquer les débats.

Olivier Boko a mentionné ses tentatives de recontacter ses anciens avocats, mais a indiqué qu’ils avaient été empêchés de le faire par l’administration pénitentiaire. De son côté, Oswald Homéky a révélé n’avoir pas pu entrer en contact avec un avocat malgré ses multiples essais.

À la clôture de l’audience, la Cour a lu certains documents, incluant un procès-verbal d’audition de Boko. Cependant, en l’absence de défense, les prévenus ont refusé de témoigner, contestant la légitimité de la Cour selon Bip Radio. L’audience a été suspendue et le procès reporté à ce mercredi 29 janvier.

Ce report met en lumière la complexité du dossier et les tensions entre la défense et la Cour, marquant un nouveau rebondissement dans cette affaire de grande envergure qui continue de diviser les parties impliquées.

✍️ A. M. A.

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