COMPLOT CONTRE L’AUTORITÉ DE L’ÉTAT : Le procès de Boko et Homeky reprend ce mercredi

Alfred ADJOMAGBOSSOU
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Le procès d’Olivier Boko et d’Oswald Homeky a pris une tournure inattendue ce mardi à la CRIET. Les avocats de la défense ont quitté la salle en bloc, dénonçant l’illégalité de la composition de la Cour, qui ne comptait que trois juges au lieu des cinq requis par la loi. Malgré les explications du ministère public, qui a évoqué une pénurie de magistrats, les avocats ont refusé de continuer dans ces conditions, estimant que le procès était vicié dès le départ. Cette décision radicale a forcé la suspension de l’audience, qui a été reportée au mercredi 22 janvier, dans l’espoir de reprendre les débats dans un cadre plus régulier.

L’audience, qui se tenait devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme, a rapidement tourné à la confrontation. Me Ayodélé Ahounou, avocat d’Olivier Boko, n’a pas caché sa frustration, soulignant l’absurdité de poursuivre un procès dans une telle situation. Tous les avocats ont ainsi décidé de se retirer, jugeant la Cour illégitime pour juger leurs clients. En conséquence, les prévenus se sont retrouvés sans défense, et ont exprimé leur mal-être. Olivier Boko a fait savoir qu’il se sentait incapable de se défendre sereinement, tandis qu’Oswald Homeky, visiblement touché, a dénoncé le manque d’équité dans le traitement du dossier.

Face à cette impasse, le procureur Mario Mètonou a proposé de nommer des avocats d’office pour représenter les prévenus, mais cette suggestion a été rapidement rejetée. Olivier Boko a jugé que l’on ne pouvait espérer qu’un avocat se prépare convenablement en seulement 24 heures. La Cour a donc été contrainte de suspendre l’audience pour permettre une nouvelle audience le lendemain, avec l’espoir de trouver une solution qui garantit une défense équitable. Ce procès, où les accusations de complot , de corruption et de faux documents sont au cœur de l’enjeu, laisse planer de nombreuses interrogations sur la suite des événements, notamment concernant la régularité de la procédure. Toutefois, les avocats de la défense restent fermes sur leurs positions, et l’avenir de ce dossier pourrait bien dépendre de l’issue de ce face-à-face entre les exigences légales et les réalités pratiques du tribunal.

✍️ Borel AWANOU

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