JOURNAL L’ÉTUDIANT NOIR : 22 jeunes plumes libérées 

Alfred ADJOMAGBOSSOU
7 min de lecture

L’amphithéâtre Solidarité de l’Université de Parakou a abrité ce samedi 06 juin 2026, la cérémonie officielle de remise d’attestations aux stagiaires de la quatrième promotion du Journal L’Étudiant Noir (Jen). Au total, vingt-deux jeunes stagiaires ont brillamment reçu leur parchemin, marquant la fin de deux années de formation au métier du journalisme.

La cérémonie a réuni plusieurs personnalités, notamment Hyppolite Bignon GLEGAN, parrain de l’événement et directeur de Radio Océan FM, le représentant du vice-recteur chargé de la coopération, Dr Nouréni Boukari, la représentante de la HAAC (antenne de Parakou), Andrée Morgan Moretti, le représentant de l’Association des Journalistes du Septentrion (AJS-B), Patrice Biaou, la représentante de l’Institut Français de Parakou, Béatrice Atchadé, ainsi que le Directeur de publication du JEN, Germain Alozé, des formateurs, promoteurs d’organes de presse, parents et amis des récipiendaires.

Des allocutions fortes et engageantes

Ouvrant la série des interventions, le président du comité d’organisation de cette cérémonie, Keface Dakodoui, a souhaité la bienvenue aux autorités avant de prendre, au nom des récipiendaires, un engagement solennel : « Les récipiendaires que nous sommes aujourd’hui, nous nous engageons résolument sur la voie du professionnalisme. L’éthique et la responsabilité doivent rester notre boussole. » Il a salué le travail du comité d’organisation, et rappelle qu’« aucun grand progrès ne se réalise sans sacrifice collectif », avant de conclure par un message marquant : « Soyons fiers du chemin parcouru, mais gardons à l’esprit que l’excellence est une quête permanente. Apprenons sans cesse, innovons et défendons les valeurs fondamentales du journalisme. »

Représentant le vice-recteur de l’UP, le Dr Nouréni Boukari a transmis les salutations du recteur Bertrand Sogbossi Boco, empêché, et félicité les récipiendaires. Selon lui, « L’attestation que vous recevez aujourd’hui n’est pas un simple document, mais une mission », les exhortant à se battre pour concrétiser leur rêve de devenir journalistes.

Le représentant du Centre des Œuvres Universitaires de Parakou (COUS-P) a rappelé que le journalisme est un métier à la fois sensible et passionnant. Il appelle les jeunes à cultiver le professionnalisme afin d’honorer leur promotion et de s’imposer dans le paysage médiatique national.

Pour Béatrice Atchadé, représentante de l’Institut Français de Parakou, la formation offerte par le Jen est une initiative remarquable : « Dans un contexte où l’information circule très vite et où l’intelligence artificielle tente parfois de ravir la vedette à l’intelligence humaine, former de jeunes journalistes à l’université, c’est investir dans la qualité de l’information de demain. » Elle a réaffirmé l’engagement de l’Institut français à accompagner les projets du journal.

Prenant la parole au nom de la HAAC, Andrée Morgan Moretti a félicité les récipiendaires et leur a souhaité plein succès dans la suite de leur parcours professionnel. De plus, Patrice Biaou, représentant de l’AJS-B, a salué l’engagement du Jen pour la formation de la relève journalistique. Il a insisté sur la pertinence du thème de la cérémonie : « Journalisme à l’ère de l’intelligence artificielle : opportunités, défis et nouvelles perspectives d’insertion », avant de rappeler que

« L’intelligence artificielle n’est ni l’ennemi ni le remplaçant du journaliste. Aucun outil ne remplacera la rigueur, l’éthique et la sensibilité humaine. » Il a invité les jeunes à cultiver la curiosité, l’humilité et l’intégrité.

Le Jen, un creuset de formation

En effet, dans son allocution, le Directeur de publication du Jen, Germain Alozé, a souligné que « Cette cérémonie marque l’aboutissement d’un parcours de formation exigeant et témoigne de notre engagement constant en faveur de la professionnalisation de la jeunesse universitaire. » Il a rappelé la mission du journal depuis sa création et les critères ayant permis de distinguer les vingt-deux stagiaires, tout en remerciant le parrain, l’Institut français, le cabinet TBC et l’ensemble des formateurs.

Pour clôturer les interventions, le parrain de l’événement, Hyppolite Bignon Glegan, a insisté sur la passion et l’exigence qu’impose le journalisme : « La meilleure formation, c’est celle que nous recevons au quotidien sur le terrain. On n’est pas journaliste pour plaire, mais pour dénoncer et éclairer. » Il a salué le travail du Dp, des formateurs et des parents pour l’encadrement de la relève.

Distinctions, émotions et perspectives

Une allocution a également été prononcée par la représentante des récipiendaires, Reine Doussoh, qui a rappelé la rigueur de la formation et la diversité des modules suivis (presse écrite, graphisme, photographie, présentation télé, cadrage, montage, etc). Les stagiaires de la cinquième promotion ont, à leur tour, rendu hommage à leurs aînés à travers un speech apprécié du public. La cérémonie a été marquée par la remise des attestations aux vingt-deux stagiaires, la distinction des dix premiers de la promotion et la récompense des trois meilleurs : Keface Dakodoui (1ᵉʳ), Freud Adjakou (2ᵉ) et Reine Doussoh (3ᵉ). Des attestations de mérite ont également été décernées aux formateurs, partenaires et membres du comité d’organisation.

Moment fort de reconnaissance, les récipiendaires ont offert un tableau personnalisé au Directeur de publication du Jen, en signe de gratitude pour son leadership et son accompagnement en bon père de famille. Entre autres, plusieurs prestations artistiques ont apporté une touche festive à l’événement.

La cérémonie s’est achevée dans une ambiance de joie et d’espoir, avec le souhait partagé de voir ces nouveaux journalistes réussir leur insertion professionnelle et vivre pleinement de leur passion.

✍️ Stanislas HOUNSOU

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