Le samedi 19 avril 2025, l’Université de Parakou a vibré au rythme d’une célébration particulière : celle de la Journée internationale des droits des femmes, organisée en différé par la section universitaire de l’Union Progressiste Le Renouveau (UP Le Renouveau). L’événement, riche en symboles et en prises de parole inspirantes, a été placé sous le thème : « Femme et influence politique : comment faire entendre la voix des étudiantes dans le débat public ? » Cette initiative visait à encourager les jeunes femmes à s’investir dans les questions de gouvernance et à faire entendre leurs opinions dans les sphères de décision, dès leur parcours universitaire. Dès l’ouverture, les objectifs étaient clairs : valoriser la parole féminine, éveiller les consciences et semer les graines d’un engagement politique actif et éclairé.
La première à prendre la parole fut Natacha Aguidi, représentante des étudiantes, qui a livré un message vibrant, écho des aspirations partagées par ses camarades : « Nous étudiantes avons des idées, des rêves, des projets et surtout une voix. Une voix qui ne demande qu’à être écoutée, valoriser, prise en compte dans les réflexions et dans les actions pour une société plus juste, plus équitable et plus inclusive. À toutes les femmes je veux dire que notre influence commence là où nous décidons de ne plus nous taire. Continuons d’apprendre, d’oser car nous avons toutes notre place dans le débat public. » Cette déclaration forte a préparé le terrain à une intervention de fond animée par Dr Tama Clarisse Imorou, enseignante et figure engagée de l’Université de Parakou. Dans sa communication intitulée « Autonomisation des femmes au Bénin et actions du gouvernement : bilan et perspectives depuis 2016 », elle a rappelé les avancées importantes réalisées ces dernières années, tout en révélant les défis encore présents : « De 2016 à nos jours, il y a eu des progrès notables. Mais il faut aller plus loin pour une égalité réelle et durable. »
Le message de sensibilisation a trouvé un écho puissant auprès des responsables académiques et politiques présents. La vice-rectrice, Professeur Onibon Doubogan Yvette, a exprimé son admiration devant l’enthousiasme des jeunes participantes : «je suis très heureuse de voir autant d’étudiantes répondre présentes. D’ordinaire, quand on invite les étudiants en dehors des amphithéâtres, ils ne viennent pas. Mais aujourd’hui, elles ont compris que ces activités renforcent leur culture générale et leur capacité d’expression. J’ai été impressionné par leur performance. En quatre minutes, elles ont su parler avec force et clarté. Ce sont de futurs leaders politiques, j’en suis convaincu. »
Abdou-Raouf Céci Sidi, membre de la direction exécutive nationale de l’UP Le Renouveau présent, est allé dans le même sens, insistant sur l’importance de former les leaders de demain dès maintenant : « Cette journée n’est pas qu’une fête. C’est un moment de bilan et de projection. L’art oratoire n’est pas donné à tout le monde. En prenant la parole aujourd’hui, ces étudiantes se préparent à devenir les élites de demain. »
Le Professeur Léandre Gbaguidi, coordonnateur de la Section 5 du parti, a également réaffirmé l’ambition du mouvement : « Nous avons donné la parole aux étudiantes pour qu’elles s’expriment. Elles doivent pouvoir se faire entendre et montrer qu’elles ont leur place dans les partis politiques, comme UP Le Renouveau. Ce que vous rêvez aujourd’hui, c’est l’avenir politique. Et cet avenir commence maintenant, par la prise de parole et par l’action. »
Pour traduire ces paroles en actes, une innovation majeure a marqué cette journée : un concours de speech mettant à l’épreuve le talent oratoire de quinze étudiantes. Devant un public captivé, elles ont défendu avec brio des thématiques centrées sur la place des femmes en politique. À l’issue de cette compétition, Julietta Yaï a remporté le premier prix avec une enveloppe de 20 000 FCFA, un trophée et une attestation. Elle fut suivie par Joanita Gandigbé (15 000 FCFA) et Amidath Sinabaragui (10 000 FCFA), toutes saluées pour la qualité de leur prestation.
En clôture de la cérémonie, une remise d’attestations a permis de reconnaître l’engagement de plusieurs figures du parti, souvent restées dans l’ombre mais actives dans la promotion de ses valeurs. Les distinctions ont été décernées à : Prof Léandre Gbaguidi, Prof Yvette Onibon Doubogan, Dr Clarisse Tama Imorou, Abdou-Raouf Céci Sidi, Ezékias Biao, Christophe Batcham, Kèmi Nouati, Ester Iwikotan, Eric Azandon, Roland Toudonou et Gervais Djodjo.
En réunissant militantes, cadres, étudiantes et enseignants autour d’un idéal commun, la Section 5 de l’UP Le Renouveau a, ce jour-là, posé les jalons d’une génération nouvelle : celle des femmes conscientes de leur pouvoir d’influence, prêtes à occuper la scène politique avec assurance et ambition.
✍️ Borel AWANOU


