APPLICATION DES SANCTIONS DE L’UEMOA ET DE LA CEDEAO PAR LE BÉNIN CONTRE LE NIGER : Quel avenir pour les projets «ligne ferroviaire et pipeline» ?

Alfred ADJOMAGBOSSOU
3 min de lecture

A Malanville, la porte de sortie Nord du Bénin, il s’observe déjà un monstrueux stationnement de camions en transit. Ce qui visiblement fera chuter la bourse non seulement des béninois mais aussi des Nigériens, burkinabè et Maliens qui attendront longtemps leurs commandes et rendra encore plus compliqué la vie déjà très chère. Mais en dehors de cette situation critique provoquée par l’application des sanctions issue de la session extraordinaire des Chefs d’État de l’Union Économique Monétaire Ouest Africaine (Uemoa) et de la Commission Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) contre le Niger par le Bénin, il y a également l’avenir des projets communs entre les deux nations qui peut être en débat.

Avec le régime Bazoum, le Bénin de Patrice Talon a initié plusieurs projets très importants pour le développement de leurs deux pays. Et la position du Bénin dans la gestion de la crise interne au Niger pourrait mettre en danger les pourparlers entre le Bénin et la junte militaire au pouvoir pour ce qui est de la suite à donner aux différents accords entre les deux pays. En gestion commune, le Bénin et le Niger se côtoient sur le projet réhabilitation de la ligne ferroviaire Cotonou-Niamey et le projet de Pipeline Export Niger-Bénin (PENB) qui a pour but la construction d’un système de transport par canalisation pour évacuer le pétrole brut produit au Niger vers le marché international via le territoire national et bien d’autres projets de coopération.

Au Niger, le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (Cnsp) présidé par Abdourahamane Tchiani et qui dirige désormais le pays a nommé de personnels militaires à la tête des différentes régions. Outre sa décision de mettre catégoriquement fin à ses relations avec la France, il y a également le soutien de la Russie et des autres pays en désaccord avec la Cedeao et l’Uemoa, qui pourront faire arrêter plusieurs accords avec des pays encore sous la bénédiction française.

Après l’alignement du Bénin du côté de la Cedeao et de l’Uemoa, les regards sont tournés vers l’avenir des projets en commun entre les deux pays. Vivement que le bon sens prenne le dessus sur les décisions sur un coup de tête.

✍️ A. M. A

 

 

 

 

Vues totales: 0
Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *