C’est devenu une tendance chez les béninois à l’ère du numérique. Autre fois secouristes, les citoyens béninois témoins de scène d’accident ne se préoccupent plus de porter main forte aux victimes ou d’appeler les services des Sapeurs Pompiers. Actuellement, l’objectif premier de plusieurs Béninois c’est comment faire pour immortaliser la scène à travers des photos et vidéos.
Dans le drame meurtrier de Dassa-Zoumé, pendant des passagers se battaient corps et âme pour sortir du bus et quand bien même d’autres sortaient avec des enfants et se retournaient pour aider d’autres à sortir aussi, certains béninois sont debout portable en main entraîn de filmer la scène comme un caméraman sur un lieu de tournage. De même à Covè, dans un accident, une Dame gravement blessé suite à un accident qui a vu sa moto irrécupérable dans le feu, les populations sont restées insensibles à son appel à l’aide et prenaient le soin de la filmer.
Face à cette insensibilité des béninois lors des accidents que faire ? De l’analyse de la rédaction du quotidien Ducoin Infos, bien que la non assistance en personne en danger est un délit, il faut que l’État réfléchisse à une loi qui puisse sanctionner les auteurs des vidéos de scène d’accident. Aussi, que les ONG et les institutions privées participent à la sensibilisation de la population sur l’importance de l’assistance en personne en danger afin que le Béninois puisse avoir plus de secouristes et moins de cameramen de scène d’accident.
A. M. A

