Les fêtes de fin d’année dans le monde en général et au Bénin en particulier sont des périodes animées où chacun se prépare à célébrer avec allégresse. En effet, depuis quelques jours, les rues, les marchés et les points de vente regorgent d’enfants et d’adultes, séduits par l’attrait des pétards, des feux d’artifice et d’autres gadgets interdits. Malgré l’existence du Décret nº 2001-294 du 08 août 2001 portant réglementation du bruit en République de Bénin et actualisé en 2022, ces amateurs s’exposent inconsciemment à des dangers susceptibles de ternir leurs instants de joie et pourraient fêter derrière les barreaux. Les bruits assourdissants des pétards, accompagnés de fléchettes, revolvers factices chargés de poudre ou de balles simulées, créent un spectacle désolant et parfois périlleux. Et chaque année, cette scène se répète, mettant en évidence non seulement les risques pour la santé des utilisateurs mais également les conséquences émotionnelles graves, telles que des crises cardiaques, des frayeurs indescriptibles et des tensions chez les personnes sensibles.
Pour rappel, la commercialisation et de l’usage des pétards sur toute l’étendue du territoire béninois est considérée comme une violation flagrante de l’arrêté interministériel du 27 Décembre 2010 portant interdiction, fabrication et distribution des jouets dangereux et autres produits ou marchandises. À cet effet, une prise de conscience s’impose à ces amateurs est nécessaire pour éviter les pièges de cette réglementation
Par ailleurs, face à ces dégâts qui se constatent, il est impératif pour les autorités d’envisager des sanctions sévères à l’encontre des utilisateurs tout comme des vendeurs de ces gadgets prohibés. Cette mesure dissuasive s’avère essentielle pour mettre un terme à ces pratiques dangereuses et protéger la santé publique tout en préservant la quiétude des festivités.
✍️ Valentin AKODEDJRO


