TRANSPORT, VOYAGE ET TOURISME AU BÉNIN : À quand le retour du train sur les rails ?

Alfred ADJOMAGBOSSOU
5 min de lecture

Démarré vers les années 1830 selon nos recoupements, les rails du tronçon ferroviaire Cotonou Niamey via Parakou ont pris fin vers 1902. De l’époque pré – coloniale à la coloniale et post-coloniale, l’administration des chemins de fer du Dahomey au Bénin a connu diverses fortunes de voitures-wagons de trains qui ont bercé des enfances nostalgiques. Des trains Toutou à Micheline qui sont conduis à base de chauffage de bois de charbon à BB diesel habileté à tirer les lourdes charges aux semis modernisés que sont ceux sur l’image d’illustration qu’on appelle Soulé ou express à cause de son allure rapide. C’était la grande et belle époque de ceux qui s’en souviennent et en raconte avec des larmes de joie et de regrets. Beaucoup de localités non accessibles par voie routière se sont vite révélées par le passage de la machine lourde. On peut citer sans risque de se tromper du sud au nord, Toffô, Koussi, Akiza, Kînta, Kilibô, Toui, Alafia….etc. Hélas aujourd’hui aveuglées par des broussailles de forêt où séjournent des grands prédateurs félins terrorisant les populations.

Le Tourisme semblait faire chemin avec le trafic ferroviaire. Le Niger n’a jamais pu voir son rêve se réaliser avec le train aller jusqu’à Agadès, Zinder, Maradi ou Arlite selon les clauses du Partenariat Bilatéral lors de la naissance de l’OCBN entendez « Organisation Commune Bénin – Niger. À chaque régime son lot de stratégie voir d’offensive ou défensive en renforts ou renfaibles diplomatique. Au finish des Indiens aux Chinois à Bolloré de Vincent et Pik Network de l’homme d’affaires compatriote Samuel DOSSOU-AOURET avec des soi-disant soumissions en marché public gré à gré ou en délit d’initié de watergate, le vieux rail de plus d’un siècle et ses enfants en ferrailles de voiturettes disparaissent des écrans radars du transport au bled et passent services aux routes qui ne pourront jamais supporter ce qu’ils supportaient.

Triste réalité car dans des pays bien organisés en miniature de développement ce sont les rails et les eaux qui drainent les plus grosses et lourdes charges mais de guerre lasse chez nous c’est souvent l’exception qui s’intrônise et chasse la règle au galop. Au Togo à côté chez le voisin de l’ouest, le tronçon ferroviaire Lomé Aflao-Accra est inauguré depuis 2011. Les enfants qui sont nés en 2000 n’ont plus connu le train en tant que tel il faudra le leur raconter. Leopold Sédar SENGHOR a connu le train, en disant « Elle arrive, la Locomotive ». Alain Delon a connu le train qui sifflera trois fois. Stalline, Lénine et Nikita Kouroutchev ont vu et lancé le Trans-Sibérien le plus long chemin de fer au monde dont les travaux ont duré 76 ans pour un parcours de 13.000km de Moscou à Vladivostok. David Ben Gourillon a connu le train Israélite et tout ça continu d’exister mais chose dommage celui qu’ont connu Jean PLIYA et Olympe Bhêly QUENUM, est sur mars.

Selon Napoléon, « un homme d’état pense au génération future tandis qu’un homme politique pense aux élections à venir » et pour mieux perpétuer la relève en qualité et durée de vie sans accident de voyage à l’interne, il faut pérenniser le transport ferroviaire qui selon les stats internationaux connaît moins d’accidents que la route en un mot une sécurité en toute quiétude de voyage à 90, 90%. Un État sans voie ferroviaire est tel un état sans moyens de transports national adéquat. Certes tout le monde en profite de la chute des rails pour s’acheter des camions, mais pour combien de temps avec l’état en décrépitude de nos routes….? Plus érudit pourra le dire.

En sommes, quand est ce que notre roue du développement sans route tournera sur la route du développement ou le train retrouvera ses rails de l’essor en sifflant pipaaaannnnnpiiiiiiiii…?

IL ÉTAIT UNE FOIS LE TRAIN DU DAHOMEY AU BÉNIN

✍️ Eric AGBAHOUNHBA

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