PLUS D’UN AN APRÈS L’INTERDICTION DU PORT DES TENUES SEXYS À L’UAC : Les perles, fesses et les seins continuent de défier le Recteur Avlessi

Alfred ADJOMAGBOSSOU
3 min de lecture

À l’Université d’Abomey-Calavi où se forge la relève de demain, l’application rigoureuse de certaines règles élémentaires est cruciale pour préserver un environnement propice à l’apprentissage et au respect des normes éducatives. Il y a un an, le Professeur Félicien Avlessi, recteur de ladite université prenait une décision audacieuse face au constat troublant du port de tenues vestimentaires déviant des normes prescrites par le règlement pédagogique des Unités de Formation et de Recherche (UFR).

Dans un communiqué daté du 21 octobre 2022, le recteur rappelait avec fermeté les tenues explicitement interdites au sein du campus universitaire. Parmi ces restrictions figuraient les pantalons taille basse, les débardeurs, les jupes mini ou à fentes exagérées au-dessus du genou, et les tenues décolletées. «Il m’a été donné de constater que le port de tenues vestimentaires déviant des normes prescrites par les règlements pédagogiques des Unités de Formation et de Recherche (UFR) tend à se développer», avait notifié le recteur dans le communiqué. Selon l’autorité rectorale, ces directives, énoncées sans prétention d’exhaustivité, visaient à instaurer un cadre vestimentaire conforme aux normes éducatives édictées par les différentes entités de l’UAC.

Paradoxalement, un an après la prise de cette décision, le constat reste sans équivoque. Le paysage vestimentaire sur le campus demeure inchangé. Les tenues interdites par l’autorité rectorale continuent d’être arborées par les étudiants, en particulier parmi la gent féminine. Cette persistance soulève inévitablement des interrogations quant à l’efficacité de la décision prise par le recteur Avlessi.

Aussi, le comble est manifeste. Malgré la clarté des interdictions émises, il semble que la volonté des étudiants de se conformer à la décision du recteur soit en déficit. La question qui se pose alors naturellement est de savoir si ce refus de conformité constitue une forme délibérée de défi à l’autorité rectorale. Qu’est ce qui explique le non respect d’une telle décision par les étudiants ? Les perles, les fesses, les seins, sont toujours dehors à l’Uac et continuent de défier le numéro 1 de ce haut lieu de savoir.

Il serait donc judicieux, à ce stade, de réfléchir à une réévaluation de cette mesure. Le constat d’une année écoulée sans changement significatif appelle à une réflexion profonde sur les stratégies mises en œuvre pour garantir le respect des normes édictées. Le recteur Avlessi pourrait ainsi considérer la nécessité de revoir et de renforcer l’application de cette décision, faisant de cette démarche une priorité pour la préservation des valeurs sociales au sein de la prestigieuse institution qu’il a la charge de diriger. La situation actuelle interpelle sur la pertinence et l’efficacité des mesures prises il y a un an. L’autorité rectorale pourrait se réaffirmer et réinstaurer un environnement conforme aux valeurs éducatives de l’Université d’Abomey-Calavi.

✍️ Valentin AKODEDJRO

Vues totales: 0
Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *