OUTRE LA RÉFORME DU SECTEUR TRANSPORT ET LE CONTRÔLE DE VITESSE : Et si on revoyoit un peu la largeur de cette voie inter-état ?

Alfred ADJOMAGBOSSOU
5 min de lecture

A Dassa-Zoumé le dimanche 29 janvier 2023, plusieurs béninois ont tragiquement perdu la vie. Le véhicule de transport en commun qui les transportait de Parakou pour Cotonou serait rentré en collision avec un camion citerne en stationnement. Selon quelques témoignages, c’est la crevaison d’un des pneus avant du bus qui serait à l’origine de ce drame qui a plongé tout un peuple dans l’amertume. Car le bilan fait état de plus de 20 morts et de plusieurs autres blessés graves dans un état très critique.

QUID DES RÉFORMES DANS LE SECTEUR TRANSPORT

Aujourd’hui, la pluralité dans la création des compagnies de transport a changé beaucoup de choses. De la recherche de qualité, c’est désormais la recherche de l’argent qui fait le quotidien des promoteurs de compagnie de transport. Ainsi donc, la qualité de l’entretien apporté au véhicule à chaque départ est de nature douteuse. De Parakou à Cotonou, il est rare de faire cette distance sans voir des bus en panne banale au bord de la voie. Mieux, si Baobab Express.SA a pu fournir la liste des passagers à bord de son véhicule victime du drame, d’autres compagnies auront du mal à le faire. Car sur les parcs d’embarquement, la partie qui préoccupe les percepteurs et racoleurs c’est le «départ, l’arrivée et le montant». La cage réservée à l’identité du client n’a plus d’importance pour certains. Chose qu’il faut impérativement revoir. Il faut imposer une rigueur et un contrôle véritable avant la délivrance des autorisations d’exercice aux promoteurs dans ce secteur.

LE NON RESPECT DE LA VITESSE PAR LES CONDUCTEURS

Quand il vous plaît de vous assoir au bord de la voie et d’observer le comportement des véhicules, le cas qui vous effraie très souvent, c’est celui des bus. Avec minimum une quarantaine de personnes à bord, les conducteurs évoluent comme s’il n’y avait plus d’obstacle sur la voie. Mieux, d’autres attendent venir à quelques mètres d’un motocycliste avant de klaxonner. Chose qui amène de cafouillage dans la maîtrise du guidon par les motocyclistes. Aussi, malgré les panneaux de signalisation, c’est souvent rare de voir les conducteurs qu’ils soient de bus ou de simple taxi de respecter ces panneaux et cela cause beaucoup de dégâts parfois. Mais malgré ça, il faut aussi se poser des questions sur la taille de nos voies en terme de largeur.

QUID DE LA LARGEUR DE NOS VOIES INTER-ÉTATS

De Cotonou à Parakou, il y a quelques rares endroits où la voie inter-état est en double ou présente un aspect un peu plus vaste. Outre la zone Bohicon, Akassato, Allada, Abomey Calavi et Cotonou, de la sortie de Bohicon à Parakou, le réseau routier est dans un état un peu étroit. Du coup, le partage de la voie par les camions, bus, taxis, motocyclistes et piétons est déjà une chose très difficile à faire. Et à cela s’ajoute les pannes inattendues qui immobilisent les camions au bord des voies. Et cela facilite beaucoup plus les accidents de circulation dont le plus mortel est celui de Dassa-Zoumé le dimanche 29 janvier 2023.

En gros, il faut non seulement et surtout réorganiser le secteur du transport en tenant surtout compte de la bourse des citoyens, assurer à l’aide de la police, le contrôle régulier de l’excès de vitesse et du stationnement anarchique sur nos voies mais aussi et surtout penser à l’élargissement de la voie à certains niveaux de la partie septentrionale. Sinon comme le disait le philosophe français Rabelais « Science sans conscience ne sera toujours que ruine de l’âme ».

 

Alfred ADJOMAGBOSSOU

Vues totales: 0
Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *