MIGRATION DES ÉLÈVES VERS LES SÉRIES LITTÉRAIRES : Paresse ou passion ?

Alfred ADJOMAGBOSSOU
3 min de lecture

Dans les collèges d’enseignement général, un phénomène intrigant émerge. Il s’agit de la migration croissante des élèves vers les séries littéraires qui tutoie son paroxysme. Cette tendance, clairement démontrée par les effectifs actuels, soulève des questions cruciales sur les motivations sous-jacentes de ce choix qu’effectuent massivement ces apprenants. Cet engouement vers ces séries littéraires semblent être un pur maquillage ou une apparence puisque l’on constate la faible compétence dans les matières littéraires chez ces élèves. Ce constat qui suscite autant d’interrogations laisse clairement à croire que la plupart n’y vont pas par passion. Si pour certains, les séries littéraires sont une passion orientée vers leurs carrières envisagées, il n’en demeure pas moins que pour d’autres, choisir la série littéraire n’est qu’un pur suivisme ou la phobie des matières scientifiques.

Pour preuve, certaines statistiques ont révélé que la passion pour la littérature trouve ses racines chez les élèves des séries scientifiques. Aussi, une observation s’avère pertinente lorsque l’on analyse de près les élèves des séries littéraires. Malgré leur choix apparent pour les lettres, certains ne manifestent pas d’intérêt réel pour la culture littéraire. De façon tangible, même en A où il y a A1 et A2, ces élèves choisissent la A2 prétextant qu’elle est moins exigeante. La série A1 où la littérature est testée en raison du coefficient attribué au français est en voie de disparition. Certains collèges n’en n’ont même plus. Cet état de chose remet en question l’idée selon laquelle la migration vers les séries littéraires est toujours alimentée par une passion authentique pour la littérature.

En examinant de plus près les motifs de ce changement, la paresse semble émerger comme un facteur significatif. Certains élèves peuvent choisir les séries littéraires pour éviter la rigueur des matières scientifiques, plutôt que par une véritable passion littéraire. Cette réalité complexe nécessite une réflexion approfondie sur les motivations de ces apprenants. Par contre, chez d’autres, le choix est axé sur un amour inconditionnel pour les lettres.

Par ailleurs, la migration vers les séries littéraires peut résulter d’une variété de motivations, mêlant passion et paresse. En reconnaissant cette complexité, l’éducation peut évoluer vers un modèle plus flexible, adapté aux aspirations de chaque élève. C’est en comprenant et en encourageant ces choix que les acteurs de l’éducation peuvent réellement favoriser un apprentissage épanouissant pour tous.

✍️ Valentin AKODEDJRO

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