INSALUBRITÉ DANS LA VILLE DE PARAKOU : Un mal persistant malgré les efforts

Alfred ADJOMAGBOSSOU
3 min de lecture

Dans la cité des Kobourous, l’insalubrité est devenue une réalité quotidienne. Malgré les efforts répétés des dirigeants et des services d’hygiène à l’instar de la SGDS, les tas d’ordures, les sachets plastiques et les flaques d’eau stagnante persistent, défigurant le cadre de vie et menacent la santé des habitants.

En effet, des montagnes de déchets s’accumulent le long des routes, parfois même devant les habitations, dans plusieurs quartiers de Parakou. Les sachets plastiques, emportés par le vent, s’accrochent aux arbres et jonchent les rues. Bien que des efforts soient régulièrement déployés, ils restent souvent inefficaces face à des habitudes profondément ancrées. Le gouvernement, à travers les autorités locales, a pourtant initié plusieurs actions, campagnes de salubrité, installation de points de collecte, mobilisation d’agents d’hygiène… Mais ces mesures peinent à produire des résultats durables. Le comportement de certains habitants, qui continuent de jeter leurs déchets n’importe où sans se soucier des conséquences, reste un frein majeur. Le manque de civisme annule clairement les efforts fournis et crée un cercle vicieux : plus l’environnement est sale, plus il devient difficile de le maintenir propre.

Il est important de savoir que l’insalubrité ne nuit pas seulement à l’esthétique urbaine. Elle a des conséquences directes sur la santé publique. La stagnation des eaux usées et des caniveaux obstrués favorise la prolifération des moustiques, ce qui augmente les cas de paludisme. Les déchets en décomposition attirent rats, mouches et autres vecteurs de maladies. De plus, les caniveaux remplis d’eau sale et de déchets organiques aggravent les risques d’inondation en saison pluvieuse. Cela affecte aussi bien la santé humaine que l’environnement global de la ville.

Que faire pour un environnement plus sain ?

Face à cette situation, aucune solution ne sera durable sans un changement profond des mentalités. Il est impératif d’intensifier la sensibilisation dans les quartiers, les écoles, les marchés, et à travers les médias. Les citoyens doivent être éduqués à l’hygiène et responsabilisés dans la gestion des déchets. Les jeunes, les femmes, les associations communautaires ont un rôle clé à jouer dans l’entretien et la préservation de leur cadre de vie.

Nettoyer les rues ne suffit plus désormais, il faut maintenant nettoyer les comportements. C’est à ce prix que Parakou pourra offrir à ses habitants un environnement sain et préserver leur santé. Il est donc souhaitable que le Ministère du Cadre de Vie et du Développement Durable multiplie les campagnes de prévention, mais aussi qu’il introduise des mesures disciplinaires claires à l’encontre des récidivistes. Il ne s’agit plus seulement d’agir, mais de faire agir tous les citoyens.

✍️ Maxime ASSOGBA (Stg)

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