L’aube n’avait pas encore chassé l’obscurité, ce mardi 02 juin 2026, quand les coups de feu ont réveillé Avohonou, une localité de la commune de Zangnanado. Dans le village, on pensait aux chasseurs. À 06h du matin, la vérité a frappé plus fort que les balles : un massacre.
Des individus armés ont fait irruption dans le troupeau de M. Alaji Bakari, éleveur à Avohonou, arrondissement d’Agonlin. Au total, 26 bœufs abattus, sans pitié, sans raison. Les animaux ont été criblés de balles puis abandonnés sur place. Pas de vol, pas de négociation.
Des années d’épargne, de transhumance, de sacrifices réduites à des carcasses qui fument encore sous le soleil. Pour Bakari, ce n’est pas un troupeau qu’on a tué. C’est sa vie, c’est l’avenir de sa famille, c’est la dignité d’un métier, et des années d’efforts du gouvernement de la rupture qui prennent un coup.
La nouvelle a fait le tour des marchés et des champs. À Zangnanado, les éleveurs se regardent, inquiets. Comment protéger ses bêtes quand la nuit peut se transformer en charnier ? Comment investir quand un commando armé peut anéantir un capital de millions en une rafale ?
Les autorités communales et les forces de sécurité se sont rendues sur les lieux. Constats, photos, auditions. Une enquête est ouverte pour retrouver les auteurs de ce qui ressemble à un acte de banditisme pur.
✍️ A. M. A.


