COHÉSION SOCIALE ENTRE AGRICULTEURS ET ÉLEVEURS : Mariam Djaouga invite à une réflexion approfondie autour des réalités démographiques

Alfred ADJOMAGBOSSOU
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Dans la commune de Dassa-Zoumé le Samedi 02 Mars 2024, les éleveurs de ruminants des départements de l’Ouémé, du plateau, de l’Atlantique, du Mono, du Couffo, du Zou et des Collines ont organisé une rencontre de plaidoirie sur les difficultés auxquelles ils font face dans l’application de certains articles du décret sur la veille pastorale. Leader de la communauté Peulh, la question de l »agropastoralisme est une évidence qui la concerne. À ce titre, Madame Mariam Djaouga a été invitée pour partager avec ses frères et sœurs de la communauté des éleveurs, des approches pour une meilleure cohabitation entre agriculteurs et éleveurs.

Tout en remerciant ses parents pour l’honneur, l’Amazone a prêché une approche qui combine le développement à la cohésion sociale et le vivre ensemble. «Les conflits entre Agriculteurs et éleveurs constituent une difficulté énorme à laquelle la communauté Peulh communauté est confrontée. Et la présence de ces acteurs ici témoigne de l’importance de ces questions. Je voulais vous faire savoir chers parents, chers sœurs et autorités politico-administratives qu’aucun développement ne sera possible sans la sécurité et je pense que la sécurité passe par la cohésion sociale, le vivre ensemble» a t’elle fait remarquer.

Mieux, la leader membre du bureau politique national du parti Union Progressiste Le Renouveau a insisté sur la question démographique qui n’est pas adapté à la réalité pastorale tout en saluant les efforts du gouvernement de son Excellence Patrice Talon pour la paix entre ces deux communautés. «Le chef de l’État le Président Patrice Talon a fait des efforts louables pour garantir la paix et le bon vivre entre les acteurs de l’agriculture et de l’élevage. Et c’est pour nous leader de la communauté Peulh, l’occasion de lui dire toutes nos admirations pour son regard de père. L’agriculture et l’éleveur sont condamnés à vivre ensemble. C’est vrai qu’il y a d’autres considérations très souvent négligées mais importes. Il s’agit notamment de la superficie qui n’est plus très grande face à une population humaine et animale qui ne cesse de s’augmenter. Donc je pense qu’il faut essayer de retourner à la réflexion pour trouver des solutions idoines. Et ces assises s’avèrent nécessaires parce que c’est au cours de ces assises que nous pouvons trouver des solutions» avoue t’elle.

Il faut rappeler que la rencontre a permis aux acteurs d’adresser au Président Patrice Talon à travers l’intermédiaire de son chargé de mission auprès des éleveurs de ruminants le patriarche Aboubakar Alfa Tidjani, des doléances dont un des points essentiels est la relecture du décret portant veille pastorale en République du Bénin. Aussi, un film résumant les différentes atrocités des conflits dans ces départements du Bénin a été présenté aux participants pour un changement de paradigme.

✍️ A. M. A

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