AHOUAMÈ / UNE SEULE SESSION LOCALE DEPUIS LE DÉBUT DE 2025 : Indigné, Olviga AVOMAKPÉ dénonce une gestion contraire aux textes

Alfred ADJOMAGBOSSOU
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Depuis son installation en 2015, le conseil local du quartier Ahouamè fonctionne de manière non conforme aux textes qui encadrent le fonctionnement des administrations locales. Les sessions locales, qui devraient se tenir quatre fois par an, soit une fois tous les trois mois, avec la possibilité d’organiser des sessions extraordinaires pour discuter des sujets de développement local, sont rarement organisées.

En 2016, le jeune conseiller local Olviga AVOMAKPÉ dénonçait ce dysfonctionnement du conseil, qui ne se réunit que selon le bon vouloir du chef de quartier. Il a saisi le chef du quartier et Président du conseil local d’Ahouamè afin de solliciter une session extraordinaire mais en vain. En 2017, il a adressé une lettre au Chef d’arrondissement de Bohicon 1 et au Maire de Bohicon respectivement le 07 Avril et le 05 Mai pour que lumière soit faite sur ce qui constitue le blocus autour de la tenue des sessions Locales à Ahouamè. Mais cette tentative aussi ne donnera aucun fruit. Par correspondance en date de 20 février 2020, plusieurs élus locaux ont écrit au chef quartier avec ampliation au Préfet du Zou et au Maire d’alors pour dénoncer l’abus de pouvoir et la violation répétée des textes sur la décentralisation.

Mais ces démarches n’ont pas prospérées. Lors de la tournée statutaire du Préfet du Zou à Bohicon en 2025, ce dernier a relevé cette violation qui a sonné le chef du premier arrondissement et son administration afin de prendre les dispositions pour faire respecter les textes.

Après plusieurs mois d’inactivité, c’est le 25 septembre 2025 que le conseil local d’Ahouamè a été convié encore à une session, la première session ordinaire du conseil pour le compte de l’année 2025. Plusieurs mois de silence sur les questions de développement dont la sécurité d’un des quartiers phares de la ville de Bohicon. « Cette façon de gérer l’administration locale, constitue un frein au développement du quartier car les préoccupations des citoyens ne sont prises en compte nullement et à aucun endroit de prise de décision. Le quartier se contente seulement de ce qu’on lui trouve car il ne réclame rien et il faut que ça change » a dénoncé une nouvelle fois Olviga AVOMAKPÉ.

Il convient de rappeler que lors de la session du 25 septembre 2025, les conseillers locaux ont eu l’occasion d’exprimer leur mécontentement face à cette gestion qui traduit le mépris.

✍️ A. M. A.

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