ADOPTION UNANIME DU RAPPORT DJOGBÉNOU : La 10e législature, modèle d’efficacité et de rigueur

Alfred ADJOMAGBOSSOU
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Conformément à l’article 21 du Règlement intérieur, le président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou, a présenté son premier rapport d’activités couvrant la période du 1er octobre 2025 au 21 avril 2026. Le document a été adopté à l’unanimité des députés présents et représentés, saluant une transition maîtrisée entre deux législatures et une dynamique de travail soutenue.

La première partie du rapport revient sur la fin de la 9e législature, du 1er octobre 2025 au 7 février 2026. Malgré une seule réunion du Bureau et de la Conférence des Présidents, l’hémicycle a été productif. La deuxième session ordinaire de 2025 a permis l’adoption de lois majeures : révision de la Constitution du 11 décembre 1990, loi de finances 2026 avec un budget de 3 783,984 milliards FCFA, règlement définitif du budget 2023, lois sur le cinéma, le VIH/SIDA, la Cour constitutionnelle, le CES et la prévention de la corruption. Quatorze décrets de ratification d’accords de crédit ont aussi été votés. Aucune commission d’enquête ni interpellation du gouvernement n’a été enregistrée, mais la diplomatie parlementaire a été renforcée au sein des instances régionales et mondiales.

La seconde partie marque les premiers pas de la 10e législature, du 8 février au 21 avril 2026. Installée le 8 février sous l’égide du Bureau d’âge conduit par le doyen N’da Antoine N’Da, elle a ouvert sa première session extraordinaire le 11 février. Deux groupes parlementaires structurent l’Assemblée : « Union Progressiste le Renouveau », 60 députés, présidé par Natondé Aké ; et « Bloc Républicain », 49 députés, dirigé par Assan Seïbou. La première session ordinaire a été lancée le 15 avril. Si aucune loi n’a encore été votée ni question adressée au gouvernement, l’activité diplomatique est restée intense : Parlement CEDEAO, UEMOA, APF, Union interparlementaire, OOAS, forums jeunesse… le Bénin a affirmé sa présence.

Le rapport pointe trois difficultés : insuffisance de matériel technique, ralentissement lié aux élections du 11 janvier 2026 et surcharge administrative lors de la transition entre législatures. Pour la 10e législature, trois priorités sont fixées : préserver les acquis et améliorer l’efficacité institutionnelle, faire respecter les valeurs républicaines par le personnel, et promouvoir l’image d’un Parlement « moderne et ouvert ». Une feuille de route qui érige déjà la 10e législature en modèle d’efficacité et de rigueur.

✍️ Amos Doctoro GBOYOU

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