L’association des Sonoristes du Bénin (Asob) a organisé le mercredi 24 mai 2023, une conférence de sensibilisation sur la réglementation du bruit au Bénin. La séance s’est déroulée à l’Université de Parakou (Up) et a mobilisé des acteurs de la sonorisation notamment, des sonoristes, des Dj de bars et bien d’autres. C’était en présence du président du Bureau Exécutif National (Ben) de l’Asob Clément Akpotrossou, du commissaire adjoint du deuxième arrondissement de Parakou, Maxime Dossou, du représentant de la direction départementale Borgou-Alibori du ministère du cadre de vie, des transports chargé du développement durable Adam Chabi Bouko.
« Le sonoriste face à la réglementation du bruit au Bénin », c’est le thème sur lequel s’est axée cette conférence de sensibilisation des acteurs de la sonorisation de la ville de Parakou. Cette thématique a été animée conjointement par la police républicaine et la direction départementale Borgou-Alibori du cadre de vie, des transports chargé du développement durable.
Dans son discours d’ouverture, le président du Ben de l’Asob a expliqué le bien-fondé de cette séance. À en croire Clément Akpotrossou, l’Asob a entend à travers cette conférence, sensibiliser ses membres au respect des dispositions juridiques régissant le bruit au Bénin. Ainsi, il a exhorté les participants à accorder une oreille attentive aux différentes communications qui seront présentées. Tout en saluant le soutien de la police républicaine et de la direction départementale du cadre de vie à cette activité, il a réitéré l’engagement et la disponibilité de l’Asob à accompagner le gouvernement pour lutter contre la pollution sonore au Bénin.

En prenant la parole, le commissaire adjoint Maxime Dossou a d’abord remercié la présence de tous avant de rappeler brièvement le contenu de l’article portant sur la réglementation de la pollution sonore en République du Bénin. Conformément à la loi de 2001 révisée en 2023, le bruit émis par les appareils de sonorisation lors d’une activité ne devrait pas dépasser 70 décibel. Ainsi, il a situé les responsabilités et rappelé les sanctions que courent les personnes qui seront interpellées pour violation de ladite loi. Il s’agit entre autres sanctions telles que, une amande allant de 50.000 à 1 200 000 et une peine d’emprisonnement allant de 1 mois à 1 an.
De son côté, le chef service de la police environnementale de la direction départementale du cadre de vie, Adam Chabi Bouko, a exhorté les uns et les autres à respecter les différentes lois qui régissent le secteur de la sonorisation afin de ne pas commettre des infractions et exposer aux sanctions. Il a pour finir salué l’organisation d’une telle initiative qui est d’une grande utilité pour les acteurs de la sonorisation et exprimé la disponibilité de sa direction à accompagner l’Asob dans la sensibilisation de ses membres.
Au terme des communications, les participants ont posé leurs différentes préoccupations auxquelles les conférenciers ont répondu. Ainsi, ils ont pris un engagement à l’unanimité de respecter la loi et d’établir une franche collaboration avec les différents services de contrôle du bruit.
✍️ Jordane Fossi ATAKPAMEY

