Le dimanche dernier, le Bénin tout entier a été victime d’un drame meurtrier. Un accident de bus à Dassa-Zoumé a fait 22 morts et plusieurs blessés graves hospitalisés au CNHU Cotonou. À l’annonce de ce drame, le gouvernement à travers son patron le Président Patrice Talon a pris plusieurs décisions et a entrepris plusieurs démarches.
Sur place à Dassa-Zoumé, procureur et agents de sécurité ont été dépêchés pour comprendre ce qui s’est réellement passé. Aussi, les ministres de l’intérieur et de la sécurité et son homologue du transport ont été envoyés sur les lieux afin de faire les constats. Mieux, tous les ambulances du pays ont été mobilisés pour déplacer les blessés de l’hôpital de Dassa-Zoumé pour le CNHU Cotonou où le ministre de la santé et celui de l’économie et des finances avec une équipe de professionnels soignants attendaient les patients pour leur administrer les soins adéquats et ce gratuitement.
À travers ses actions, ses décisions urgentes et surtout ses ministres, le Chef de l’État le Président Patrice Talon a exprimé sa compassion au peuple Béninois, aux blessés et aux familles des défunts. Mais fidèle à sa logique de lutter contre le mythe de la popularité, Talon ne s’est pas déplacé, (en tout cas, au moment où l’article est mis en ligne) sur les lieux ou à l’hôpital pour montrer aux blessés le soutien moral de l’administration qu’il incarne comme ça déjà été le cas lors des violences électorales de 2019 où il a été remonté le moral aux soldats blessés. Mais à l’opposé, c’est son prédécesseur l’Ex-Président Thomas Boni Yayi qui lui aussi est resté fidèle à son mode de vie, le populisme. Accompagnés par plusieurs élus du parti Les Démocrates, il est allé prendre les nouvelles des blessés et a de vive voix adressé à la famille des disparus ses condoléances.
Même si on ne peut reprocher à Patrice Talon ce qu’il n’a pas l’habitude de faire en bientôt huit ans au pouvoir, il est possible de lui faire remarquer tout au moins qu’en de pareille circonstance et après avoir pris les charges et tout le reste en compte, que les Béninois veulent le voir sortir également des quatre murs du Palais de la Marina. Car cela ne fera plus de plaisir aux malades et à la famille des disparus.
A. M. A

