Le Cameroun se retrouve une fois de plus dans une situation politique tendue suite à l’annonce des résultats de l’élection présidentielle. Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, a été déclaré vainqueur par les autorités électorales, prolongeant ainsi son règne de plus de quatre décennies à la tête du pays d’Afrique centrale.
L’opposition camerounaise n’a pas tardé à réagir, rejetant catégoriquement les résultats proclamés. Les leaders des principaux partis d’opposition dénoncent ce qu’ils qualifient d’irrégularités massives et de fraudes électorales. Ils remettent en question la transparence du processus électoral et l’impartialité de la commission électorale. Cette contestation post-électorale n’est pas une première au Cameroun. Depuis plusieurs décennies, chaque élection présidentielle suit un schéma similaire : proclamation de la victoire du président sortant, suivie de contestations de l’opposition et de tensions politiques.
Cette répétition soulève des questions sur la santé démocratique du pays et la confiance des citoyens dans les institutions électorales.
✍️ Amos Doctoro GBOYOU (Stg)


