DE SUSPENSION EN SUSPENSION : La Fneup et l’Uneup tombent en disgrâce aux yeux du Recteur Sogbossi

Alfred ADJOMAGBOSSOU
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La Fédération Nationale des Étudiants de l’Université de Parakou (Fneup) et l’Union Nationale des Étudiants de l’Université de Parakou (Uneup) se trouvent à nouveau sous le coup d’une suspension. À travers une note datée de ce mercredi 24 juillet 2024, le recteur Bertrand Sogbossi a pris la décision de suspendre les instances dirigeantes de ces deux organisations estudiantines de l’Université de Parakou. La même décision précise que le processus électoral en cours est également suspendu, tout ceci pour prévenir les multiples menaces et violences qui s’observent actuellement dans le processus de renouvellement des bureaux directeurs.

En effet, depuis deux ans, ces organisations n’ont cessé de s’illustrer par des désordres répétés. Pas moins de trois suspensions ont été déjà prononcées par le recteur Sogbossi. Comment comprendre que, malgré les nombreuses interventions et les suspensions temporaires, les mêmes problèmes se perpétuent ? C’est bien clair que les dirigeants de ces organisations sont incapables de renouveler les bureaux de manière pacifique, transparente et crédible. Chaque tentative de renouvellement se heurte à des conflits internes, à des accusations de tricherie et à des manifestations violentes. Ils ignorent tout de même que cette situation de chaos permanent nuit gravement à l’image de l’Université de Parakou

Face à cette situation, il est tout à fait normal de se demander si le recteur Sogbossi ne ferait pas mieux de dissoudre définitivement la Fneup et l’Uneup. La suspension répétée de ces organisations ne semble pas suffire à ramener l’ordre et la stabilité. Une dissolution permettrait de repartir sur des bases nouvelles et saines, en mettant un terme aux luttes de pouvoir qui minent ces structures depuis trop longtemps. À défaut de cette mesure, le recteur pourrait envisager une suspension complète de tous les membres actuels des bureaux des deux organisations. Une note rectorale pourrait notifier que les actuels dirigeants soient exclus de toute lutte estudiantine, ce qui pourra ouvrir la voie à de nouveaux visages, susceptibles d’apporter un souffle nouveau et une dynamique positive aux organisations. Une telle mesure garantirait que les futurs processus électoraux se déroulent sans l’ingérence des anciens responsables, souvent à l’origine des troubles.

Il est donc temps de restaurer l’ordre et la discipline au sein de ces organisations de l’Université de Parakou, afin de leur permettre de retrouver leur sérénité et leur prestige. Seule une action ferme et déterminée permettra de rétablir la confiance et d’assurer un avenir stable et prometteur pour tous les étudiants de la cité des kobourous.

✍️ Valentin AKODEDJRO

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