L’information a fait le bruit dans la presse locale avant d’être démenti par le gouvernement qui deux jours après, confirme le limogeage du garde des sceaux ministre de la justice et de la législation Mr Séverin Quenum. Si plusieurs Béninois se posent de questions sur les motifs de cette décision du gouvernement Talon, Nicéphore Soglo lui pense connaître les motifs et se réjouit d’ailleurs de cette décision qui pour lui est tombée à point nommé. À travers une lettre publiée sur sa page Facebook, l’Ex-Président-Maire s’éclate du sort de Séverin Quenum qui pour lui laisse l’appareil judiciaire matraquer les béninois. « une bonne nouvelle pour tous ceux qui appelaient à la libération de tous les détenus politiques Joël Aïvo et Reckya Madougou notamment, sans oublier les exilés politiques ».
Cependant, l’ancien Chef d’Etat se demande si cette destitution de Séverin Quenum, désormais ex-ministre, marquera la fin du calvaire du peuple béninois ? Le ministre Séverin Quenum de la justice a quitté son poste et est remplacé par Yvon Détchénou. Ceci, après un réquisitoire sévère du professeur Joël Aïvo sur ses conditions de détention à travers une lettre ouverte au ministre de la justice. Suivi des dénonciations des avocats de l’ancienne ministre Reckya Madougou qui sont interdits de visite à leur cliente ; sans oublier la tentative d’assassinat de mon fils Ganiou Soglo, et la dégradation de la situation carcérale de tous les détenus sous le régime de ‘’la Rupture’’. En réponse à sa propre question, Soglo paraphrase Winston Churchill : « Ceci n’est peut-être pas le commencement de la fin, mais c’est peut-être la fin du commencement ». En clair, l’ex-président se satisfait de cette décision et n’attende l’appareil judiciaire traite les citoyens comme cela se doit.
✍️ Alex KOULONY

