Les fils et filles de Guinagourou se sont retrouvés massivement ce samedi 11 juillet 2026 au palais royal de Sa Majesté Sounon Kom Guessere II. À sa 3è édition, la fête de « Bona Méro Tonrou » s’impose désormais comme un rendez-vous annuel incontournable. Elle rassemble les natifs de Pèrèrè en général et ceux de Guinagourou en particulier autour du roi, gardien suprême du royaume.
Selon Nassirou Sounon, membre actif du comité d’organisation, « l’objectif de ces retrouvailles est d’honorer la tradition des ancêtres autour du roi, de recevoir ses bénédictions et d’échanger sur le développement de l’arrondissement de Guinagourou ».

UNE HISTOIRE ANCESTRALE ET UNE DYNASTIE DEUX FOIS MILLÉNAIRE
Au-delà de la fête, « Bona Méro Tonrou » est une plongée dans l’histoire du royaume. Le nom même de Guinagourou tire son origine de Baba Tabé, premier occupant des lieux. Chasseur de « Grand koudou », Guina – en bariba « de l’autre côté » – Gourou – il donna son nom au quartier.
Sur le plan institutionnel, l’accès au trône obéit à des règles strictes. Seuls les descendants de la dynastie Kossou peuvent régner. Composée des branches Kpayi et Wouré, la dynastie attribue le titre de « Gawé » aux rois issus des Kpayi et celui de « Kôm » aux rois issus des Wouré. L’actuel souverain, issu de la branche des Wouré, porte donc le nom de Sounon Kom Guessére II.

PÈLERINAGE SUR LES SITES SACRÉS ET BÉNÉDICTIONS ROYALES
Fidèle à la tradition, la journée a débuté par un pèlerinage sur les principaux sites sacrés du royaume, en présence du roi et des souverains des villages voisins. Le cortège royal s’est successivement recueilli à la rivière sacrée de « Bona Méro », protectrice contre les malédictions, à l’arbre fétiche de « Sina Gurubaka », symbole de sécurité, puis aux sites de « Léman », de « Dessisor » – où le roi Gawé Nassihor aurait mystérieusement disparu et enfin à « Sina Sika ». À chaque étape, des prières ont été dites pour la paix, la prospérité et la protection du royaume.
À l’issue des rites, les sages et l’ensemble des participants ont exprimé leur satisfaction. Plusieurs dignitaires ont renouvelé leurs allégeances à sa Majesté, symbole d’unité et de solidité du trône. Rendez-vous est déjà pris pour l’édition 2027, dans la paix et la quiétude, pour perpétuer ce patrimoine ancestral.
✍️ Stanislas HOUNSOU


