La session universitaire de l’Union Progressiste le Renouveau (Up-R) a célébré la Journée Internationale de la Femme (Jif) le 22 mars 2026 à l’Hôtel Métropole de Parakou. Le thème de la célébration était « Leadership féminin et contribution des femmes à la concrétisation de la vision Bénin 2026 ». Dans son discours, le Prof. Léandre Gbaguidi a salué la présence des doyennes et directrices, rappelant que leur engagement est une source d’inspiration pour la communauté universitaire. « Leur présence nous honore et vous honore. Si elles sont là, c’est parce qu’elles vous aiment et savent que vous êtes des dames éduquées », a-t-il affirmé.
La doyenne de la Flash, Prof. Clarisse Tama Imorou, a livré un discours empreint de lucidité. Elle a reconnu les progrès réalisés par les femmes, tout en soulignant les défis persistants. « Oui, nous méritons de fêter au regard des avancées. Mais non, car les défis restent énormes ». Elle a partagé son expérience personnelle, rappelant qu’elle fut longtemps la seule femme chef d’entité à l’université. Son message central a été un appel à la confiance en soi : « Si nous ne nous faisons pas confiance, pourquoi les hommes nous feraient confiance ? Nous pouvons transformer le monde, faire mieux que les hommes, non pas en concurrence mais en complémentarité ».

Prof. Fanny Hounkponou Ahouingnan, gynécologue obstétricienne et directrice de l’Enatse, a axé son intervention sur la santé maternelle et reproductive. Elle a rappelé que la Jif devait être l’occasion de réfléchir à des solutions concrètes. « Les femmes ont le droit d’accoucher dans de meilleures conditions. Elles ont le droit d’avoir une bonne santé aux côtés des hommes, car quand la femme est en bonne santé, les hommes le sont également », s’est-elle exprimée. Son plaidoyer a mis en lumière la nécessité de créer un centre spécialisé de prise en charge pour les femmes, afin de garantir leur dignité et leur bien-être.
Le représentant des enseignants, Prof. Gervais Djodjo, a insisté sur la portée de cette célébration. Pour lui, la Jif ne doit pas se limiter à un cérémonial festif : « Ce n’est pas une simple cérémonie où vous allez vous retrouver pour fêter. C’est une journée de réflexion qui doit amener chacune à penser à comment faire pour être une femme et non simplement être femme ». Il a encouragé les étudiantes à s’impliquer davantage dans la vie politique et sociale du pays, rappelant que « l’homme et la femme, c’est un. Là où il y a la femme, il doit y avoir l’homme ».

La représentante de la cellule universitaire, Dr. Stella Sokpon, a rappelé l’importance pour les étudiantes de s’engager dans le militantisme. « Nous devons militer dans des partis politiques et des organisations pour faire valoir notre voix et nos droits », a-t-elle déclaré, soulignant que cette journée devait être un tremplin pour l’action. Un concours de pitch a également été organisé, avec six candidates qui ont présenté leurs projets et idées. La gagnante, Pierrette Agbidinoukou, a reçu un trophée, une attestation, une médaille et un chèque de 15 000 FCFA.
✍️ Léone N’DAH (Stg)


