L’Association des Journalistes du Septentrion du Bénin (AJS-B), à travers un communiqué publié ce mardi 29 juillet 2025, a dénoncé avec fermeté l’interpellation de DJOBO Bio, journaliste à Radio Nonsinan FM, accusé de diffusion de « fausses nouvelles » par la Police Républicaine. Cette arrestation intervient dans un contexte de tensions grandissantes autour de la liberté de la presse au Bénin. Dans son communiqué, l’AJS-B rappelle que dans une démocratie, les différends liés à des publications doivent être réglés via le droit de réponse ou la procédure civile de diffamation, et non par des actions coercitives comme l’interpellation ou la garde à vue. « Le recours excessif aux forces de l’ordre pour faire taire des journalistes est une dérive dangereuse qui fragilise les libertés fondamentales », souligne l’association.
L’interpellation de DJOBO Bio fait suite à plusieurs affaires similaires. Il y a quelques jours, Cosme Hounsa, directeur de publication du journal La Boussole à Parakou, a été placé en garde à vue pendant plusieurs jours avant d’être libéré sous convocation. Par ailleurs, le journaliste Comlan Hugues Sossoukpè a été arrêté en Côte d’Ivoire puis extradé vers le Bénin, suscitant de nombreuses interrogations. Ces cas répétitifs traduisent, selon l’AJS-B, une tendance à la criminalisation du métier de journaliste dans le pays, alors que le Bénin était longtemps perçu comme un modèle démocratique en Afrique de l’Ouest.
Face à ces défis, l’association invite la corporation journalistique à l’unité et à la vigilance pour défendre les droits fondamentaux liés à la liberté d’expression et à l’exercice du journalisme.
✍️ La rédaction


