(N€n Deeman et Paroles d’Afrique sauvegardent l’héritage culturel du peuple Wassangari)
Pendant 4 jours dans la maison des jeunes de Guèma dans le troisième arrondissement de Parakou s’est tenu, un atelier de formation sur l’équitation. Organisé par l’association N€n Deeman en collaboration avec l’association Paroles d’Afrique, cette formation est une bouée de sauvetage jetée à une trentaine de jeunes Wassangari et assimilés mais qui ont peur de s’approcher des chevaux. Avec les formateurs Yarou N’Gobi et Lafia N’Gobi Zimé, les participants venus de Parakou, Sinendé, Porto-Novo et environs ont été renseignés sur les types de chevaux, comment choisir son cheval, comment l’entretenir, comment l’hanarcher pour les grands rendez-vous et comment le chevaucher. « Le cheval a toujours été une passion mais je n’ose pas l’approcher. Mais à travers cette formation, j’ai compris à quel c’est un animal doux et facile à approcher. Il suffit juste de connaître les bases et c’est ce qu’on nous a pris. À travers cette formation, nous avons affronté notre peur. » se sont exprimés Nazirath Moussé, Gnanki Saka, David Nicolas Whannou et Iskil Moustapha Touré à l’issue de la phase pratique.
Permettre aux jeunes d’affronter leur peur et sauvegarder l’héritage culturel du cheval en voie de disparition sont les raisons qui ont motivé cette initiative de l’Association N€N DEEMAN en collaboration avec l’association Paroles d’Afrique. Et pour atteindre les objectifs fixés à long terme, il faut des moyens. C’est pourquoi le Président de l’association N€n Deeman s’adresse aux partenaires. « Nous avons créé cette association pour sauvegarder l’histoire du cheval. Et l’un des objectifs est de faire découvrir le cheval à tous les Béninois du Nord au Sud de l’ouest à l’est. Nous avons également comme projet, de faire découvrir le cheval aux élèves et écoliers pour susciter la pratique sportive afin que le Bénin d’ici quelques années participe aussi aux compétitions épiques dans la sous région et à l’international. Pour dérouler tout ce vaste programme, nous avons besoin des moyens. C’est pourquoi je fais appel à la générosité des partenaires Béninois et étrangers pour nous permettre d’atteindre les objectifs » a laissé entendre Faïcalh Lafia.
À travers la joie qui s’observe dans le visage des participants durant la phase pratique, on peut se permettre de dire que les associations Nɛn Deeman et Paroles d’Afrique ont vu juste d’initier cette formation. Vivement que les bonnes volontés et les partenaires financent le projet pour la pérennisation.
✍️ Pricilia MONTCHO (Stg)

