Si le parti Force Cauris pour un Bénin Émergent (Fcbe) a pu trouver quelques sièges dans certaines communes en 2019, c’est en partie à cause de l’absence de l’autre parti de l’opposition porté désormais par Boni Yayi. La confirmation, le peuple l’a eu lors des élections législatives du 08 janvier 2023. Du Nord au Sud passant par le centre et les extrémités Est et Ouest, l’entrée en lice des Démocrates a mis en déroute le parti de Paul Hounkpè et même les frères jumeaux (Br et Upr) dans certaines circonscriptions électorales. Ce qui explique d’ailleurs son statut d’abonné absent à l’Assemblée Nationale neuvième mandature.
Après cette contre performance qui montre la réelle place du parti au concert des partis dirigeants la politique nationale béninoise, les dirigeants se lancent dans un jeu de médecin après la mort. Quand tous les signaux étaient au vert et Hounkpè agitait le titre du Chef de fil de l’opposition partout, les électeurs et même des militants ont été laissé dans le désarroi et l’incompréhension face aux multiples accusations d’appartenance et de complicité avec le pouvoir Talon dans la gestion de plusieurs dossiers d’État et surtout le silence coupable de Hounkpè sur le dossier de condamnation de Rekyath Madougou, Joël Aïvo et autres figures de l’opposition. L’appétit des anciens aux postes lors des législatives ont contribué aussi à la chute du parti.
À Parakou comme dans une lutte contre le destin, Hounkpè et ses disciples ont fait une rencontre avec des militants qui, avec leurs leaders respectifs, dansent sur un pied au sein du parti. Une rencontre qui intervient d’ailleurs quelques heures après le départ d’un conseiller municipal Fcbe, pas pour un parti sérieux mais un mouvement qui se cherche. Sur le thème ” relever le défi de la remobilisation ”, des stratégies semblent être définies pour sauver la face. Attendons de voir la succession des évènements qui vont précéder 2026 au sein du parti pour authentifier l’originalité et l’efficacité de ses stratégies.
✍️ A. M. A

