NIGERIA : Les travailleuses du sexe appelées à payer des impôts

Alfred ADJOMAGBOSSOU
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Le gouvernement nigérian a annoncé que toute personne percevant un revenu doit désormais s’inscrire avec un Numéro d’Identification Fiscale (TIN) et payer des impôts sur ce revenu, quelle qu’en soit l’origine. Une source officielle a expliqué : « Tous les citoyens qui ont des activités génératrices de revenus doivent s’inscrire avec un Numéro d’Identification Fiscale (TIN), à partir du 1er janvier 2026 ».

Cette mesure concerne également les travailleuses du sexe, dont les revenus sont assimilés à ceux des commerçants et autres professionnels. Taiwo Oyedele, président du Comité présidentiel sur la politique fiscale, a souligné : « Tout revenu est imposable, peu importe son origine. Si quelqu’un organise des activités liées au commerce sexuel, il fournit un service et doit payer des impôts sur ce service ». Selon lui, la loi fiscale ne tient pas compte de la nature de l’activité : « Elle demande simplement si vous avez un revenu provenant d’un service ou d’une vente de biens. Dans ce cas, vous devez payer des impôts ».

Cette décision a entraîné des débats animés et des réactions indignées au sein de la population au Nigeria. Certains citoyens s’indignent que cette activité, illégale selon la loi, soit désormais assujettie à l’impôt. Le débat fait rage sur les réseaux sociaux, entre questions de moralité, de légalité et de droits des travailleuses du sexe.

Les organisations de la société civile ont également exprimé leur préoccupation, dénonçant la possible normalisation de la prostitution et mettant en garde contre les risques encourus par les personnes concernées. Elles craignent que cette mesure n’accentue la stigmatisation des travailleuses déjà vulnérables et ne complique davantage leur situation sociale et juridique.

✍️ A. M. A.

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