POUR DONALD TRUMP : Les dirigeants des Etats de L’AES sont des « voyous » 

Alfred ADJOMAGBOSSOU
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Le 16 septembre 2023, les pays du Niger, du Burkina Faso et du Mali ont annoncé la création de l’Alliance des États du Sahel (AES), une initiative née après leur décision commune de quitter la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Cette alliance marquait une rupture significative avec l’organisation régionale, qui avait critiqué les coups d’État militaires dans ces pays. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger, dirigés par des régimes militaires à la suite de renversements de gouvernements, ont formé cette coalition pour renforcer leur souveraineté et leur coopération politique et économique face à ce qu’ils considèrent comme l’ingérence de la CEDEAO et des puissances occidentales dans leurs affaires internes. Cette initiative visait à promouvoir un projet régional autonome, distinct des influences externes.

Cependant, la création de cette alliance n’a pas été bien reçue par tous, et la réaction de Donald Trump, président des États-Unis de retour aux affaires depuis le 20 janvier 2025 , a été particulièrement virulente. Trump a comparé ces derniers à des criminels. Voici ce qu’il a déclaré : « Je ne vois aucune différence entre des gangsters armés qui dévalisent les boutiques et des soldats Africains prêts à braquer les institutions de leur pays. L’aide américaine n’ira pas aux voyous. » Ces propos mettent en évidence son rejet des régimes militaires qui se sont installés au pouvoir par des coups d’État. Il a clairement exprimé son opposition à l’idée de soutenir ces dirigeants par des aides américaines, les qualifiant de « voyous » et affirmant qu’il ne ferait aucune distinction entre ces soldats et des criminels.

Cette déclaration de Trump ravivera ainsi les tensions entre les États-Unis et les pays du Sahel, qui ont déjà exprimé leur mécontentement face à l’attitude de l’occident et des institutions comme la CEDEAO. Cependant, la position de Trump pourrait isoler davantage ces pays, qui cherchent à échapper à ce qu’ils perçoivent comme une domination néocoloniale. Le soutien américain, conditionné à l’adhésion aux principes démocratiques, pourrait ainsi entraîner un durcissement des relations diplomatiques avec ces derniers, et démontrent une fois encore les lourdes conséquences des divergences sur la gouvernance et l’avenir de la région du Sahel.

✍️ Borel AWANOU

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